31 juillet 2026

Vague migratoire à Ceuta - la prophétie de Jean Raspail s'accomplit


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L’Espagne possède plusieurs enclaves (ou "présides", ou "plazas de soberania") sur la côte Nord du Maroc. Certaines sont des pitons rocheux ou des îlots inhabités. Deux sont des villes autonomes portuaires d'importance : Ceuta (18,5 km2, 84 000 habitants) et Mellila (13,4 km2, 83 000 habitants). A titre de comparaison : Versailles (26,2 km2, 85 000 habitants). Ceuta est sur le détroit de Gibraltar, à 14 km de l’Espagne continentale. Mellila, à l’est, vers l'Algérie, est beaucoup moins proche de l’Espagne.

Ces territoires appartiennent à l’Espace Schengen qui est sous le régime de la libre circulation.

De longue date, les migrants africains, et d’autres, ont tenté de s’introduire irrégulièrement à Ceuta pour entrer en Europe.

En cette fin du mois de juillet et depuis quelques jours, une vague migratoire d'une soudaineté et d'une ampleur inégalées a déferlé sur Ceuta. On parle de 70 000 personnes. Les migrants sont arrivées par la mer, en nageant, ce qui est assez facile puisque la frontière terrestre avec le Maroc, défendue par grillage et barbelés, se referme à ses deux extrémités sur la mer Méditerranée. Facile à condition de savoir nager, on parle de 70 morts, pour la plupart par noyade. Les autorités espagnoles sont submergées. A ce jour, un grand nombre de ces migrants seraient déjà retournés au Maroc en raison des très mauvaises conditions d'accueil qu'ils ont trouvées dans la ville qu'ils ont envahie.

Le gouvernement espagnol du premier ministre socialiste Pedro Sanchez, à rebours de la politique européenne qui vise à contrôler l'immigration, a lancé une régularisation de 500 000 clandestins, ce qui revient à leur accorder la citoyenneté espagnole donc européenne. Ce puissant appel d'air a été renforcé par la décision le 29 juin 2026 du Tribunal Supremo espagnol de garantir le non refoulement immédiat des migrants irréguliers lorsqu'ils arrivent par la mer.  

De son côté, le Maroc, pratiquant sans complexe le chantage migratoire, a ouvert les vannes du flux des migrants en représailles contre l'Espagne à qui il reproche son rapprochement récent avec l'Algérie. Subsidiairement, les migrants sont essentiellement de jeunes Marocains fuyant leur pays, ce qui n'est pas très reluisant pour le royaume chérifien.

Dans son livre fameux intitulé "Le camp des saints", paru en 1973, Jean Raspail décrit l'arrivée sur les côtes françaises d'une immense flottille de migrants en provenance de l'Inde. Autorités politiques, médias et institutions sont incapables de s'accorder sur la manière de réagir. Privée de résistance, la société occidentale s'effondre. Cette fiction a été qualifiée de prémonitoire par les uns, de xénophobe par les autres.

29 juillet 2026

Anniversaire des 250 ans de l'Indépendance américaine - message du président de la Société des Amis de Versailles

 

 

7 juillet 2026

Les cinquante décisions qui ont coulé la France, de Giscard à Macron

 

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source : LE FIGARO MAGAZINE n°25451 et n°25452 des 26 et 27 juin 2026 pages 41 à 48, sous le titre
 
1975-2025 : CINQUANTE ANS D'AVEUGLEMENT ET DE MAUVAIS CHOIX POLITIQUES
par l'Institut Thomas Moore


Thomas Moore (1478-1536) a été fait saint patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques par le pape Jean-Paul II en l’an 2000.

L’institut Thomas Moore, laboratoire d’idées libéral, conservateur et indépendant, basé à Paris, Bruxelles et Montréal, est né en 2004 à l’initiative de l’ancien ministre Charles Million.

Toute la matière présentée ici provient de l’article paru dans le Figaro Magazine. La liste ci-dessous ne comporte que les têtes de chapitre. L'article original complet peut être téléchargé par le lien proposé à la fin.

Valéry Giscard d’Estaing 1974-1981

  • ·        11 juillet 1975 : Collège unique. Premier acte du nivellement vers le bas
  • ·        29 avril 1976 : Instauration du regroupement familial. Le verrou migratoire ouvert.
  • ·        2 janvier 1979 : Numerus clausus. La logique budgétaire sacrifie l’accès aux soins pour tous.

 François Mitterand 1981-1995

  • ·        11 août 1981 : Régularisation des sans-papiers. L’irrégularité institutionnalisée.
  • ·        30 décembre 1981 : Impôt sur la fortune. Taxer la réussite et l’investissement.
  • ·        De mars 1982 à juillet 1983 : Lois Defferre, matrice d’une décentralisation confuse, coûteuse et instable. Les lois Defferre sont à l’origine d’un système déficient, de plus en plus illisible au fil des ans et qu’on n’a cessé d’alourdir en prétendant le réformer.
  • ·        26 mars 1982 : Retraite à 60 ans. Première cause du déclin économique et social.
  • ·        10 mai 1982 : Décret Lang. Quand l’Etat dissout la culture dans le « tout culturel ».
  • ·        10 juin 1983 : Abrogation de la loi Peyrefitte. Acte fondateur de la culture de l’excuse. En abrogeant la loi « sécurité et liberté », la gauche installe la primauté des droits du mis en cause sur la protection des victimes.
  • ·        7 décembre 1984 : Instauration des quotas laitiers. La bureaucratie contre la compétitivité. Par une gestion administrative rigide, la France sacrifie sa compétitivité agricole et prépare son décrochage face à ses concurrents européens.
  • ·        6 août 1986 : Privatisations. L’occasion manquée de créer des fonds de pension.
  • ·        16 décembre 1986 : Ratification de l’Acte Unique. L’ « Europe marché » consacrée.
  • ·        1er décembre 1988 : RMI. Symbole de l’extension sans fin de l’Etat social.
  • ·        10 juillet 1989 : Loi Jospin. L’élève devient roi du système éducatif. En consacrant l’élève au centre du système scolaire, la loi Jospin sacrifie exigence, transmission et autorité à l’école.
  • ·        12 septembre 1989 :  Inflation normative. Toujours plus.
  • ·        27 novembre 1989 : Foulard islamique de Creil. Première capitulation française devant l’islam politique.
  • ·        24 septembre 1992 : Traité de Maastricht. L’Europe se déstructure en croyant se construire.
  • ·        27 juillet 1993 : Exonération de charges sur les bas salaires. La préférence pour la pauvreté.
  • ·        1er mars 1994 : Nouveau Code Pénal. Création des conditions d’une justice trop laxiste.
  • ·        26 mars 1995 : Shengen, une libre circulation aux effets migratoires incontrôlés. Destiné d’abord à favoriser la libre circulation interne, l’accord de Schengen à surtout favorisé une immigration massive en Europe.

Jacques Chirac 1995-2007

  • ·        24 avril 1996 : ONDAM (Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie). Le début du pilotage comptable et inefficace des dépenses de santé.
  • ·        13 juin 1998 : 35 heures. Cause majeure du déclin économique et social.
  • ·        9 juillet 1998 : Renforcement des Safer. Un contresens pour l’agriculture française.  En renforçant les Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural), la loi Glavany freine la mise à niveau des exploitations françaises, causant un handicap compétitif durable pour le secteur agricole.
  • ·        27 juillet 1999 : Aide médicale d’Etat : la France soigne une immigration irrégulière qu’elle ne contrôle pas.
  • ·        2 octobre 2000 : Quinquennat et inversion du calendrier électoral. L’équilibre de la Ve République renversé.
  • ·        13 décembre 2000 : Logement, loi SRU. Matrice d’un échec continu.
  • ·        1er janvier 2002 : Euro. Paravent du laxisme budgétaire des responsables politiques.
  • ·        18 décembre 2003 : Tarification à l’activité. L’hôpital victime d’un dispositif inflationniste et rigide.
  • ·        1er mars 2005 : Principe de précaution. La peur du progrès gravée dans le marbre constitutionnel.

Nicolas Sarkozy 2007-2012

  • ·        13 décembre 2007 : Traité de Lisbonne. La rupture démocratique deux ans après le « non » au référendum de 2005. La signature du traité de Lisbonne malgré le « non » du peuple français lors du référendum de 2005 constitue une étape majeure dans la fracture entre le peuple et ses représentants.
  • ·        16 décembre 2008 : Directive retour. L’Europe garantit aux clandestins le droit de rester.
  • ·        21 juillet 2009 : Agences Régionales de Santé. Une gouvernance territoriale et hospitalière étouffante.
  • ·        29 juillet 2009 : Loi de programmation militaire 2009-2014. La grande saignée de la Défense.
  • ·        24 novembre 2009 : Restitutions d’œuvres et de biens culturels. La repentance mémorielle prend force de loi.
  • ·        25 septembre 2011 : Règle d’or budgétaire. Un rendez-vous manqué à cause de la gauche.

François Hollande 2012-2017

  • ·        10 juillet 2012 : Nombre de fonctionnaires. Point d’orgue d’une folle envolée.
  • ·        17 mai 2013 : Mariage des personnes de même sexe. Rupture anthropologique. En bouleversant la filiation, le législateur fragilise la famille, fissure le pacte social français et prive l’enfant de la référence fondatrice de sa raison d’être au monde.
  • ·        8 juillet 2013 : Loi Peillon. La pédagogie contre l’école.
  • ·        14 février 2014 : Limitation du cumul des mandats. Un affaiblissement démocratique majeur. Le non-cumul des mandats déconnecte les députés du terrain, favorise les parachutages et affaiblit le Parlement.
  • ·        18 août 2014 : Loi Taubira. Le démantèlement des derniers remparts de la sécurité des Français.
  • ·        5 novembre 2014 : Cession de la branche énergie d’Alsthom. L’abdication industrielle. Cette décision est un repère du renoncement français : elle symbolise l’abandon tant d’une volonté industrielle que d’une politique souveraine.
  • ·        1er janvier 2015 : Fin de l’universalité des allocations familiales. L’enjeu démographique piétiné.
  • ·        7 août 2015 : Loi NOTRe. Le mauvais coup porté aux communes, cœur de notre démocratie. La loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) alourdit inutilement l’organisation territoriale et affaiblit gravement les communes.

Emmanuel Macron 2017-2027

  • ·        30 décembre 2017 : Suppression de la taxe d’habitation. Des communes moins libres. Des citoyens moins responsables. La décision réduit la faible marge de manœuvre financière des communes et dissout le lien entre habitat et fiscalité.
  • ·        6 juillet 2018 : Principe de fraternité. Le juge fait la loi.
  • ·        22 décembre 2018 : Loi anti-« fake news », le débat public sous surveillance. Depuis 2018, la régulation numérique française et européenne pèse de plus en plus fortement sur la liberté d’expression et le débat public.
  • ·        30 juin 2020 : Fermeture de Fessenheim. Une décision contre le nucléaire, notre principal atout industriel.
  • ·        22 août 2021 : Loi climat et résilience. La consécration de l’écologie punitive.
  • ·        31 février 2025 : Programme Education à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité. L’école se trompe et trompe l’enfant.
    (NDLR la mandature d'Emmanuel Macron ne se terminant qu'en mai 2027, il est possible que la liste le concernant soit à compléter)


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26/06/26 - article d'origine complet

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