17 juin 2026

Compte rendu de la réunion de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) le 4 juin 2026

Fourrière ©AUTOPLUS

théâtre Montansier ©FACEBOOK

Le président de l'association deBange-Houdon est membre de la CCSPL de la Ville de Versailles.

Il a participé le 4 juin à une réunion par visioconférence portant sur le renouvellement de la délégation de service public de la fourrière et la passation de la délégation de service public du théâtre Montansier.

En ouverture, un très opportun rappel sur le principe de la délégation de service public a été présenté au titre de la formation des nouveaux élus.

Les comptes rendus sont à télécharger par les liens ci-dessous :

04/06/26 - Formation CCSPL et DSP

04/06/26 - renouvellement DSP de la fourrière

04/06/26 -  passation de la DSP du théâtre Montansier

30 mai 2026

Visite du GIGN effectuée le samedi 30 mai 2026 à Satory - compte rendu

 


La visite du GIGN a été organisée par l'association deBange-Houdon grâce à l'entremise Madame Marie-Thérèse Desjardins qui en est administratrice, épouse du général d'armée de Gendarmerie 2S Gérard Desjardins.

C'est le général Benoît Villeminoz commandant le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale), qui a accueilli personnellement les participants. Il commande cette unité d'élite de 1 000 hommes et femmes. Le GIGN jouit d'une renommée internationale. 

"Lorsque l'on appelle le GIGN, c'est qu'il n'y a plus d'autre solution possible."

portail d'entrée du GIGN à Satory

général Benoît Villeminoz commandant le GIGN

"s'engager pour la vie" est la devise du GIGN

le développement du GIGN par étapes depuis sa création en 1974 suite au massacre commis par l'organisation palestinienne Septembre Noir aux JO de Munich



le GIGN est une unité intégrée et intégrable

nombre d'opérations en 2025

déploiement géographique

assaut par le GIGN à Marignane le 26 décembre 1994 de l'Airbus d'Air France Alger-Paris détourné par le GIA algérien - le groupe d'assaut est intervenu à 17h12 après deux jours de négociation - l'assaut a duré 17 minutes - bilan : libération des passagers et de l'équipage / les 4 terroristes sont tués / il y a des blessés - le GIGN était commandé par le chef d'escadron Denis Favier qui deviendra plus tard directeur général de la Police Nationale - cette opération exemplaire est considérée comme un cas d'école

fusil utilisé lors de l'assaut de Marignane

18 mai 2026

Propreté urbaine - conférence de Philippe Pain du 18 mai 2026 - compte rendu

 

Philippe Pain

Conférence donnée à l'initiative de l'association deBange-Houdon.

Philippe Pain est conseiller municipal de Versailles. Il entame son quatrième mandat avec délégation sur la propreté urbaine. Il est en outre responsable sécurité sur l'arrondissement de Versailles.

La photo de tête de cet article n'a pas été prise a Versailles mais illustre les désagréments que l'action diligente de Philippe Pain nous épargne.

Le support de son intervention, téléchargeable par le lien ci-dessous, contient nombre de données numériques et statistiques relatives à la propreté dans Versailles.

18/05/26 - support conférence propreté urbaine

En complément et en vrac, quelques points saillants relevés au cours de cette très instructive conférence qui a donné lieu à de nombreuses questions :

  • moins de mégots dans les rues grâce au partenariat avec l'Alcome (ministère de la Santé et de la Prévention) ; un mégot pollue 500 litres d'eau ; organisation de mégothons (journées de ramassage de mégots) ; cendriers sur voie publique ;
  • 80 % de l'eau de nettoyage est de l'eau recyclée non potable ;
  • 500 T de feuilles ramassées par an, traitées par Bio Yvelines Services à Bailly;
  • 1 500 m2 de graffitis gommés ;
  • les PAV (points de collecte volontaire) sont traités par VGP ;
  • les engins de nettoyage à moteur thermique bruyants sont remplacés par des engins électriques ;
  • des campagnes sur la propreté sont régulièrement portées par le magazine Versailles;
  • les pochoirs humoristiques sur les trottoirs pour lutter contre la pollution canine  ( les cacas c'est dans le sac, etc.) plaisent beaucoup ;
  • les sanctions en cas de contravention sont inexistantes ou faibles : les auteurs de dépôts fautifs sont parfois identifiés par des fouilles qui révèlent un nom et une adresse et, seulement en cas de récidive, les contrevenant se voient adresser une facture d'enlèvement parce que la municipalité ne peut infliger une amende ;
  • deux agents du service propreté patrouillent dès 7h le matin pour repérer des chiens pollueurs ; les propriétaires de ces animaux se voient expliquer gentiment que ce n'est pas bien ;
  • très rarement la Police Municipale intervient en flagrant délit et dresse un PV ;
  • l'usage des corbeilles fait l'objet d'études statistiques qui peut provoquer leur déplacement ou leur suppression ;
  • les PAV sont fréquemment saturés ou simplement bouchés, entraînant un dépôt alentour ;
  • les services de réinsertion sont pourvoyeurs d'une partie importante des personnels de terrain du service propreté et de celui des espaces verts ; 
  • la question d'utiliser les caméras de vidéoprotection pour détecter les contrevenants en matière de propreté ne reçoit pas un avis favorable de la police qui entend les réserver à leur usage principal pour la sécurité ;
  • chaque conseil de quartier dispose d'un référent propreté parmi ses conseillers, qui dialogue avec la Ville et VGP ;
  • le centre de tri et d'incinération est le Sidompe, situé à Thiverval-Grigon ; la cogénération permet de chauffer des logements à Plaisir ;
  • le problème de la gestion de dépôts sauvages est majeur ;
  • le problème des bonbonnes de protoxyde d'azote est la conséquence d'un problème sanitaire qui progresse de manière inquiétante se traduisant par un autre problème majeur de traitement des déchets : les cartouches explosent dans les fours d'incinération, provoquant des dommages et des arrêts pour réparation dont le coût est de 1,2 M€ par an ; le traitement spécialisé d'une cartouche vendue 15 € se monte à 25 € ;
  • le site internet Ville de Versailles comporte un volet "signalement" très facile à utiliser, avec horodatage, géolocalisation et photo jointe ; les signalements sont ventilés par nature et dirigés vers les services compétents pour intervention rapide ;
  • comme déjà dit, frapper au porte-monnaie est une sanction très difficile à appliquer s'agissant de propreté, tant les fautifs sont rusés et difficiles à attraper ; les statistiques montrent que les fautifs sont plus nombreux dans les quartiers riches que dans les quartiers pauvres.


1 mai 2026

La nef des fous - 8

 

Das Narrenschiff - la nef des fous - Albrecht Dürer 1498


1er mai : "dis maman, on mange bien de la saucisse le jour de la fête de la saucisse, alors pourquoi on ne travaille pas le jour de la fête du travail ? "

L'idée que, pour sortir la France du marasme, il faut travailler plus et plus longtemps, semblait faire lentement son chemin. Eh bien non.

Le parti LFI (Mélenchon) demande d'ajouter 7 jours fériés à des dates sociales, révolutionnaires ou symboliques, mais, en contrepartie, n'est pas opposé à la suppression de fêtes religieuses :

    le 16 janvier : 5e semaine de congés payés (1982)

    le 4 février : abolition de l’esclavage (1794)

    le 18 mars : début de la Commune de Paris (1871)

    le 26 juin : journées ouvrières réprimées (1848)

    le 30 juillet : « fête de l’amitié »

    le 4 août : abolition des privilèges (1789)

    le 22 septembre : proclamation de la République (1792)

Le syndicat CGT (Madame Binet) demande d'ajouter 1 jour férié à une date symbolique :

    le 8 mars : journée internationale des droits de la femme


Travailler le 1er mai, fête du travail, quand on est volontaire et payé double, ce qui est souhaité par nombre de petits employés de commerces artisanaux, reste, pour la gauche, une idée obscène. Nombre d'inspecteurs du travail, relevant de cette obédience, y sont opposés et sanctionnent avec zèle le boulanger qui fait travailler trois mitrons volontaires. L'amende est de 750 euros par mitron en contravention. 

Voir dans ce blog, sous le même titre, les articles du 21/01/26, du 24/12/25, du 25/09/25, du 26/08/25, du 20/05/25, du 08/03/25 et du 02/03/25.

26 avril 2026

Tchernobyl il y a 40 ans - une catastrophe nimbée d'un tissu de mensonges

 

contamination radioactive suite à l'accident de Tchernobyl © EUROPEAN ENVIRONMENT AGENCY

Le 26 avril 1986 à 1h24'04", dans la centrale de Tchernobyl en Ukraine ( qui appartenait alors à la Russie), est déclenché un test consistant à simuler une coupure d'électricité sur le réacteur N°4 pour vérifier le fonctionnement du mode d'alimentation de secours.

Or la température s'élève très rapidement. Le chef d'équipe qui est aux commandes donne l'ordre d'arrêter le réacteur. Mais le bouton d'arrêt est inopérant. A 1h24'44", soit 40 secondes après le début du test, le réacteur n°4 explose. Les produits radioactifs sont projetés jusqu'à 1 200 m d'altitude. Les rejets se poursuivront jusqu'au 5 mai.

Le panache radioactif poussé par les vents d'est véhicule 12 milliards de becquerels soit 10 fois plus qu'Hiroshima. Les pays scandinaves sont les premiers touchés.

Une cinquantaine de pompiers et de travailleurs intervenus sans protection, victimes du "coup de soleil nucléaire", mourront dans les semaines qui suivent. On estime à 4 000 le nombre de décès supplémentaires qui surviendront plus tard par leucémie.

Sur les causes de l'accident les certitudes sont rares sinon que le personnel était composé de techniciens en mécanique et électricité et non de spécialistes en génie nucléaire et que les réacteurs étaient (et sont toujours) de type RBMK-1000, filière russe de fiabilité médiocre néanmoins très répandue. En revanche des doutes considérables pèsent sur les conséquences. Le KGB a immédiatement exercé un black out. Les pertes humaines sont floues et controversées. Les réactions officielles qui ont suivi l'accident, souvent tardivement, sont consternantes par l'incompétence,  l'irresponsabilité et les mensonges qu'elles révèlent, visant à minimiser la catastrophe.

Exemple 1. "Comment voulez-vous qu'une centrale nucléaire construite par le peuple et pour le peuple puisse se retourner contre le peuple ?" ont dit les Russes.

Exemple 2. Le KGB impute "l'accident" à l'espionnage et au sabotage.

Exemple 3. Les ministres français, de l'Environnement Alain Carignon et  de la Santé Michèle Barzach, étant introuvables, Chirac pique une colère. C'est un certain Pierre Pellerin, directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants qu'on envoie parler à la télé. Il est rassurant : "Aucun inconvénient pour la santé publique". La carte météo d'Antenne 2 présente un gros "STOP" à la frontière française. Pellerin refuse un embargo sur le lait, les fruits et les légumes comme dans d'autres pays. 

Exemple 4. Le grand scientifique russe Dimitri Popov proclame "La population locale n'a besoin d'aucun soin particulier si ce n'est une psychothérapie".

Finalement une zone d'exclusion de 4 800 km2 est créée et dure toujours, avec de plus en plus de dérogations et de contraventions.

Le sarcophage construit autour du réacteur n°4 par les Russes n'a pas résisté longtemps. Un énorme sarcophage sous forme d'une arche coulissante a été construit par un consortium Bouygues-Vinci et livré en 2019. Sa durée de vie est de 100 ans. Sauf que les Russes, toujours très avisés, l'ont gravement endommagé par une attaque de drone le 13/14 février 2025.



9 avril 2026

Compte rendu de la séance du 17/03/2025 de l'atelier des mobilités urbaines (AMU)

 

Vue d'artiste de la station Versailles-Chantiers de la Ligne 18 du GPE
sans figuration de l'aménagement du parvis © DIETMAR FEICHTINGER ARCHITECTES





Voir également article du 03/04/25

29 mars 2026

Visite du GIGN - reprogrammée samedi 30 mai au lieu du 25 avril 2026 - s'inscrire ou se réinscrire pour la nouvelle date

 

©️SUDOUEST

La visite aura lieu samedi 30 mai 2026.

Le rendez-vous est fixé à 09h40 au plus tard sur le parking du Cercle du GBGM au  36, rue Lamartinière 78000 Versailles. C'est le même lieu de rendez-vous que pour la visite du GBGM du 13 février 2025. De là, les participants seront dirigés sur un deuxième parking à proximité du GIGN. Le convoi partira à 09h40.

La visite comprendra un accueil en salle de briefing par le général Benoît Villeminoz commandant le GIGN suivi d'un échange, puis la projection d'un film, puis la visite du site.

La réservation est obligatoire, avec numerus clausus. Elle est ouverte dès ce jour et sera fermée le 15 mai ou lorsque le quota sera atteint. 

Déposer votre candidature par courriel à michel.morgenthaler@mmo-consult.com en indiquant : prénom / nom / date de naissance / téléphone / adresse électronique.

Une réponse sera adressée dans tous les cas.

Si votre candidature est confirmée ou reconfirmée, veuillez vous munir d'une pièce d'identité pour la visite.

si besoin :

bulletin d'adhésion ou de renouvellement (5 euros)

22 mars 2026

Résultats des élections municipales 2e tour le 22 mars 2026 - Le Chesnay-Rocquencourt

 

LE CHESNAY-ROCQUENCOURT

Anne Père-Brillault élue au 2e tour

Anne Père-Brillault © INFO YVELINES

liste

conduite par

nuance

voix

% insc.

% expr.

sièges

CM

sièges

CC

LE PROJET LCR 2026

Anne PERE-BRILLAULT

LLR

7 053

30,74

54,01

33

7

UNE ENERGIE RENOUVELEE POUR LE CHESNAY-ROCQUENCOURT

Richard DELEPIERRE

LDVC

4 825

21,03

36,95

8

2

UNIS POUR LE CHES NAY-ROCQUENCOURT

Patrick ESPINASSE

LDVD

1 180

5,14

9 ;04

2

 0

 

nombre

% inscrits

% votants

inscrits

22 941

 

 

abstentions

9 631

41,98

 

votants

13 310

58,02

 

blancs

178

0,78

1,34

nuls

74

0,32

0,56

exprimés

13 058

56,92

98,11


18 mars 2026

Visite de la caserne des pompiers de Versailles mercredi 18 mars - compte rendu

 


La visite de la caserne de pompiers de Versailles, située sur le flanc gauche de l'hôtel de ville, a rassemblé une vingtaine de participants de tous âges. Le commandant Marc Renzo, empêché, en avait délégué la conduite à son officier de centre, le lieutenant Marc Opresco, dont les explications ont passionné son public.

En fin d'article on trouvera un historique des pompiers depuis l'antiquité.

Le SDIS 78  (Service Départemental d'Incendie et de Secours des Yvelines) gère l'ensemble des sapeurs-pompiers du département. Ses missions sont : lutte contre les incendies, interventions routières, secours d'urgence aux personnes, interventions diverses ( inondations, pollutions chimiques, etc.), prévention et sécurité civile. Les service regroupe des pompiers professionnels, des pompiers volontaires, le personnel administratif et technique. Le SDIS 78 compte 4 000 agents qui réalisent 100 000 interventions par an. Le centre de Versailles en compte 130 qui ont effectué 8 717 interventions en 2025. L'effectif opérationnel permanent est de 17 personnels comprenant professionnels et volontaires, prêts à intervenir 24/24 7/7. Ils sont logés sur place. Le personnel féminin représente 10%.  L'entretien technique des matériels, notamment les véhicules est sous-traité. Les bornes d'incendie sont réparties à raison d'une tous les 200 m ; elles sont installées et entretenues par la commune, sous la responsabilité du maire.

La tournée de différents véhicules du parc du centre a été fort instructive. En plus du fourgon-pompe classique et du VSP (Véhicule de Secours aux Personnes - ambulance) qui nous sont familiers, on a pu voir un CCF (Camion Citerne Feux de Forêt) 4x4 avec cabine pressurisée protégée par un rideau d'eau et citerne de 4 m3), et une "mule" 4X4 pour terrains difficiles. Les camions de lutte contre le feu sont des pompes fournissant des débits et des pressions élevés, alimentés par une source extérieure ou par la citerne qu'ils portent. Une citerne de 4 m3 peut être vidée en quelques minutes. 




A noter que le SDIS78 dispose des deux engins de grande hauteur qui sont intervenus lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 pour l'attaque du feu en partie haute : une EPA (Echelle Pivotante Automatique) de 30 m et un BEA ( Bras Elévateur Articulé) de 45 m). Ces engins ont été acquis pour interventions sur le château de Versailles. Se sont les pompiers du département qui ont vocation à intervenir sur le château, lequel ne dispose pas de sapeurs-pompiers dédiés.

Les équipements de sécurité personnels, notamment avec masque et bouteille d'air, peuvent être très lourds et nécessitent des capacité physiques de haut niveau de la part des personnels qui les revêtent. La manipulation des tuyaux souples de 120 m requiert également des aptitudes athlétiques.

Historique 

En Europe, la domestication du feu remonte à 560 000 ans. Il faudra attendre l'Antiquité pour qu'apparaissent les débuts de la lutte organisée contre les incendies.

-700 (avant JC). Comme l'atteste Pline l'Ancien, ce sont les charpentiers, appelés fabri tignuarii qui, à Rome, sous le roi Numa Pompilius, sont chargés, dans un rôle de service public, de lutter contre le feu. Cette corporation comportait les hommes les plus aptes à escalader les bâtiments et à abattre les murs, car la lutte consistait essentiellement à "faire la part du feu" en détruisant les constructions alentour pour éviter la propagation.

-300 (avant JC). Philon de Byzance rend compte de l'utilisation, à Alexandrie, de la première pompe à eau. Dérivée de la pompe à piston de l'ingénieur égyptien Ctésibios et couplée à un canon à eau, elle permet d'attaquer efficacement les flammes.
-22 (avant JC). A la fin de la République romaine, les vigiles chargés de la surveillance des incendies, recrutés parmi les esclaves publics, sont trop peu nombreux. L'empereur Auguste réforme le service et augmente son effectif à 600 hommes. Trente ans plus tard, il lève une taxe pour financer un corps de 7 000 hommes, appelé corps des cohortes de vigiles (le nom est resté : de nos jours les pompiers italiens s'appellent vigili del fuoco). Ces cohortes possèdent tout le matériel nécessaire : seaux, haches et catapultes pour détruire les bâtiments sacrifiés (la part du feu). Les vigiles avaient aussi mission de contrôler que chaque domicile soit équipé d'un outillage anti-incendie.
300. C'est l'apparition des premiers services civils municipaux de lutte contre l'incendie, pendant le Bas Empire, à Constantinople. Ils sont constitués de fabri comme auparavant à Rome. De tels services municipaux issus des professions du bâtiment se sont répandus en Occident. Leur existence est attestée en Gaule.
595. Dès la fin du VIe siècle, le roi mérovingien Clotaire II dote par décret la ville de Paris de vigiles ou gardes de nuit pour veiller aux incendies. Leur moyens sont dérisoires mais cette décision montre à quel point on craint le feu dans la ville où toutes les maisons sont en bois et serrées les unes contre les autres.
803. Charlemagne instaure l'obligation de couvre feu. Il crée un système de veilleurs de nuit chargé de donner l'alerte en sonnant la cloche. Le couvre feu consistait à éteindre ou couvrir le feu dans les cheminées avant d'aller dormir. Cette obligation nécessitant d'être à son domicile, le sens de couvre-feu a dérivé bien plus tard dans le sens de devoir rentrer chez soi.
1254. Louis IX dit Saint Louis institue sur ordonnance, en 1254 à Paris la création d'un Guet Bourgeois assuré par divers corps de métier, sorte de milice bourgeoise à la disposition du Guet du Roi, notamment en cas d'incendie. Les habitants sont alertés par le tocsin. S'y ajoutaient, en cas de sinistre important, les moines des ordres mendiants à savoir : Capucins, Cordeliers, Jacobins, Augustins et Carmes.
1524. Une ordonnance de François Ier règlemente les pouvoirs des quarteniers, responsables du service d'incendie dans les quartiers. Ils doivent conserver à domicile leurs outils nécessaires à l'extinction du feu, seaux, cordes, échelles, et s'assurer de l'alimentation en eau.
1670. Sous le règne de Louis XIV, une ordonnance du 7 mars 1670 stipule que "les filles publiques, dès que retentit l'appel du tocsin, doivent se rendre sur les lieux du sinistre pour participer à la chaîne sous la surveillance des archers de la prévôté". Parallèlement, les Capucins se distinguent par leur empressement et leur efficacité à combattre les incendies.
1681. Le 31 juillet 1681, nombre de seaux et brocs sont distribués dans Paris et ses faubourgs et déposés dans les couvents, chez les échevins et chez les notables. Un dépôt central est constitué à l'hôtel de Ville. Les puits et puisards ainsi que tous moyens de puisage doivent être maintenus en bon état, avec cordes, poulies et seaux, sous peine d'amende.
1699.  Louis XIV prend, en octobre 1699, trois ordonnances visant l'organisation des pompiers professionnels à Paris, ancêtres de la brigade des Pompiers de Paris actuelle. Ils sont dotés de pompes copiées sur les modèles hollandais et allemands existants. Le roi en achète douze pour Paris, construites par Monsieur Du Périer conseillé par François Dumouriez.
1716. Le Corps des gardes-pompes de Paris est créé le 23 février 1716 par ordonnance du Régent Philippe d'Orléans, moins d'un an après le couronnement de Louis XV. 

Ce corps compte trente-deux gardes-pompes qui assurent la manoeuvre de seize pompes du Roy. En 1722 le nombre des pompes est porté à trente. Les gardes sont rassemblés en une compagnie de soixante hommes et reçoivent un uniforme bleu à chapeau de feutre qui sera remplacé par un casque en cuivre en 1765.



1790. Les communes deviennent l'unité territoriale fondamentale. La Convention fait voter une loi obligeant les municipalités à s'équiper en matériel pour éteindre les incendies. La Garde Nationale, créée en 1789, est placée, dès 1790, sous l'autorité municipale. Cette milice urbaine est formée de tous les citoyens actifs âgés de vingt à soixante ans. Le service est obligatoire. La mission des gardes est de porter assistance en cas de fléaux calamiteux tels qu'incendies, épidémies, épizooties.
1810. L'incendie meurtrier du bal de l'ambassade d'Autriche en 1810 révèle de graves carences. Les gardes pompiers postés à l'entrée ne peuvent remonter le flot des convives paniqués. Napoléon manque d'être victime du sinistre. Il constate l'absence d'entraînement et de commandement. Il décide la création d'un bataillon militaire de Sapeurs Pompiers de Paris.
1831. Charles X dissout la Garde Nationale. La défense incendie est reconstituée par la loi du 22 mars 1831 qui prévoit la constitution de corps communaux de sapeurs-pompiers dont la composition et l'équipement varient selon l'importance de la commune. Les plus modestes communes doivent se contenter de compter sur l'aide du village voisin.
1925. Un décret du 13 août 1925 du président Gaston Doumergue dispose que "Un service commun de secours contre l'incendie peut être constitué entre deux ou plusieurs communes d'un même département ou de départements limitrophes après accord des conseils municipaux". Ce décret pose les fondements de l'intercommunalité.
1955. Par le décret 55-612 du 20 mai, le corps départemental de protection contre l'incendie devient un établissement public doté de la personnalité porale et de l'autonomie financière, placé sous le contrôle du préfet du département.
1967. En 1964, le département de Seine-et-Oise est défendu par 340 corps de sapeurs-pompiers et 5 500 sapeurs-pompiers volontaires. Le 25 octobre 1967 est créé, par délibération du Conseil Général et arrêté du préfet, le Service départemental de protection contre l'incendie du département de Seine-et-Oise.
1981. Le 1er janvier 1981 est créé par arrêté préfectoral la Direction des services d'incendie et de secours des Yvelines, remplaçant le service départemental de Seine-et-Oise de 1967.
1996. En accord avec la loi du 3 mai 1996, est créé dans le département des Yvelines le SDIS 78 qui regroupe les moyens et le personnel des corps communaux. C'est, selon les critères de l'époque, le 5e plus important SDIS de France.
2004. Pour une meilleure couverture opérationnelle, le département des Yvelines, découpé en 4 groupements territoriaux, passe à 3 seulement (Est, Ouest et Sud). Le Centre opérationnel d'incendie et de secours (CODIS 78) est installé à Versailles. Il gère les grosses interventions et les unités d'intervention spécialisées. Le 13 août 2004 est promulguée la loi sur la modernisation de la sécurité civile pour la prévention et l'organisation des secours concernant les risques technologiques, naturels et de nature terroriste. Cette loi reconnaît "le caractère dangereux du métier et des missions exercés par les sapeurs-pompiers".
2015. En son article L. 1424-7 du 7 août 2015, le code des collectivités territoriale précise qu'un SADCR (Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques) recense les risques de toute nature pour la sécurité des personnes et des biens auxquels doivent faire face les services d'incendie et de secours dans le département, notamment les incendies de forêt, de surfaces agricoles et de végétation. Ce SDACR est à l'origine de la couverture opérationnelle du département des Yvelines en vigueur de nos jours.
2021. Le 26 mai 2021, le découpage territorial est modifié pour mieux coïncider avec le découpage politique et faciliter ainsi la relation avec les élus locaux. Le SDIS 78 voit ainsi son organisation remaniée, avec la création de 8 compagnies auxquelles sont rattachés 42 centres d'incendie et de secours répartis dans 3 groupements territoriaux.

Source : https://www.sdis78.fr/le-sdis-78/un-territoire-une-histoire/histoire-des-pompiers