8 septembre 2009

Effets destructeurs d'un ralentisseur sur une maison du secteur sauvegardé de Versailles

1 - ralentisseur en béton installé en juillet 2007 en substitution à un "coussin berlinois" - photo prise depuis la fenêtre à la verticale de laquelle l'immeuble a été fissuré.

2 - signalisation interdisant l'accès de la rue aux poids-lourds.

3 - camions dont les chauffeurs sont vraisemblablement malvoyants.

4 - dommages extérieurs.

5 - dommages extérieurs

6 - dommages intérieurs

7- dommages intérieurs

8 - géophone Walesch Electronic enregistrant les chocs et les vibrations - à gauche le capteur scellé sur le sol - à droite l'unité de filtrage et d'enregistrement du signal

Le ralentisseur incriminé a été installé en juillet 2007 en substitution à un "coussin berlinois" en matière souple rouge scellé en surface de la chaussée par des tirefonds. Ce ralentisseur est une dalle de béton armé préfabriquée, de dimension 2,90 x 1,80 m encastrée dans la chaussée. La partie émergeante est un tronc de pyramide de 0,10 m de hauteur.
Ce dispositif provoque sur les véhicules qui le franchissent un effet de tremplin se traduisant par un choc d'impact à la retombée. Ce choc est d'autant plus fort que la masse et que la vitesse du véhicule sont grandes.
Ce phénoméne était imperceptible avec le coussin berlinois. Il s'est manifesté très sensiblement dès que le ralentisseur en béton a été posé : vibrations perceptibles partout dans la maison et entrechoc de verres dans l'armoire, apparition de fissures intérieures et extérieures concentrées au droit de l'obstacle incriminé.
Sur l'échelle de Richter pour l'évaluation de l'intensité des séismes, avec laquelle le grand public est désormais familiarisé, il s'agit du degré 4. Ce n'est pas insignifiant.
Rappel de la nomenclature sensorielle et observationnelle de l'échelle de Richter dans la plage concernée :
  • 3,0 à 3,9 : souvent ressenti mais causant rarement des dommages
  • 4,0 à 4,9 : secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entrechoquement, dommages importants peu communs
  • 5,0 à 5,9 : peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus, dans des zones restreintes ; cause de légers dommages aux édifices bien construits
Il est certain que la maison affectée par les chocs générés par le ralentisseur, construite fin XVIIIe et classée dans le secteur sauvegardé de Versailles, ne satisfait pas aux normes de la construction antisismique.
Pour donner une base scientifique objective indiscutable à ses sensations et évaluations, le propriétaire a installé un appareil appelé "géophone" conçu précisément pour détecter et mesurer les chocs et les vibrations nuisibles, telles que celles provoqués notamment par des travaux, des tirs de mine, etc.
Ce géophone mesure et enregistre la vitesse particulaire mesurée en mm/s du socle sur lequel est scellé le capteur, ainsi que la fréquence de la vibration mesurée en Hz, selon trois axes XYZ orthonormés. Dans le cas d'espèce, l'appareil avait été paramétré pour des chocs isolés avec une bande passante de 350 Hz et une vitesse particulaire de 0 à 50 mm/s.
Les mesures obtenues ne prennent un sens que si on les compare à un référentiel. En la matière la norme française en vigueur est définie dans la "circulaire du 23 juillet 1986 relative aux vibrations mécaniques émises dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement" parue au JO du 22 octobre 1986.
Le référentiel présenté dépend de plusieurs facteurs. Le cas considéré correpond très exactement à la combinaison de paramètres suivante, disponible dans la circulaire :
  • maison à deux niveaux, en moellons ou en briques, avec planchers et charpente en bois
  • pas de fondations, murs bâtis directement sur le sol
  • terrain meuble non compacté et humide
  • vibrations impulsionnelles à impulsions répétées
Les vitesses particulaires vectorielles limites tolérables indiquées sont alors classées en deux tableaux et dépendent de la fréquence de la vibration. Pour les constructions dites "sensibles" le seuil est compris entre 8 et 12 mm/s selon la fréquence. Pour les constructions dites "très sensibles" le seuil est compris entre 4 et 9 mm/s, toujours selon la fréquence. Ces valeurs seraient différentes pour d'autres combinaisons des paramètres correspondant à d'autres cas de figure.
Les enregistrements effectués sur deux semaines dans le courant du mois de mai 2009, la plupart du temps en l'absence totale d'occupants dans la maison, ont montré des vitesses particulaires souvent de l'ordre de grandeur des seuils, avec deux pics à 10,19 et 18,63 mm/s.
Aucune autre cause des dommages n'a été identifiée. Le développement des désordres a cessé à compter de la dépose du ralentisseur incriminé effectuée à la requête du propriétaire en août 2009. Les mesures au géophone établissent donc de manière certaine la relation de cause à effet entre le ralentisseur et les dommages, par effet de fatigue due à la répétition de nombreux chocs d'intensité notable et par des pics occasionnels atteignant près de 3 fois la norme.

Affaire de Lattre - point par Thierry Voitellier le 24 juillet 2009



La lettre de 2 pages ci-dessus est la réponse de Monsieur Thierry Voitellier, maire-adjoint délégué à la voirie, aux déplacements urbains et à la sécurité, à la demande de l'association de Bange - Houdon formulée par écrit le 22 mai 2009.
L'association, constatant que rien de ce qui était attendu ne s'était réalisé, une fois encore, aux échéances convenues, sollicitait un point sans ambages sur le sujet.
Rappelons que l'affaire remonte à l'été 2004 et qu'elle a connu d'importants et nombreux rebondissements depuis l'été 2006, mobilisant beaucoup de temps et d'énergie de la part des protagonistes. Tous les détails peuvent être retrouvés dans le présent blog.
La réponse du maire-adjoint est en forme de fin de non recevoir, ce qui est fort surprenant eu égard aux engagements auxquels avaient cru les populations concernées. Cela a au moins le mérite d'être clair.
La réaction globale des administrés ne s'est pas encore suffisamment manifestée pour être formulée.




















18 mai 2009

Jean Houdon tout beau tout neuf - Monsieur le maire tient toujours ses promesses




Comme il s'y était engagé le 24 novembre 2008 lors de la séance de l'assemblée générale de l'association de Bange - Houdon, François de Mazières a fait donner un bain salutaire à la statue de Jean Houdon, qui en avait bien besoin.
Ce pauvre Houdon semblait sorti d'une mine de charbon, à tel point qu'un esprit facétieux des services municipaux en avait utilisé l'image, lors de la récente campagne de promotion de la propreté, en lui accrochant un sac poubelle au doigt.
L'outrage est réparé.
Merci, Monsieur le maire.




8 avril 2009

Que faire en cas de dépôt sauvage d'ordures ne respectant pas le règlement municipal ?

1) Appeler le service d'hygiène, dont le n° pour Versailles est le 01 30 97 82 79. Ils procèderont à l'enlèvement et à la recherche du contrevenant. Un contrevenant idenfié aura à payer une contribution de 70 euros (ce n'est pas une amende mais la douleur est rigoureusement identique).

2) Prendre des photos, relever des preuves et des signalements pouvant aider à l'interpellation des contrevenants, souvent récidivistes impunis.

C'est le contribuable qui paye les conséquences des incivilités. Il n'y a pas de scrupule à s'en prendre aux sans-gêne.

Infractions à vélo - les vélos sur les trottoirs - tarif des amendes


pour agrandir l'image : double clic dessus
Nous militons depuis des années pour que l'interdiction de circulation des vélos sur les trottoirs soit respectée. Les sondages réalisés par l'association de Bange - Houdon ont constamment confirmé la prise de conscience du problème par une grande majorité.
L'impunité due au laxisme des autorités a créé une sorte d'avantage acquis revendiqué par les contrevenants dont tous ne sont pas de bonne foi.
A force d'insistance, le sujet est néanmoins devenu un thème de la campagne électorale pour les municipales de 2008 à Versailles, avec son corollaire qui est le développement des pistes cyclables.
Le danger pour les cyclistes de circuler sur la chaussée, couramment invoqué, est souvent réel mais ne saurait en aucun cas justifier la circulation sur les trottoirs dangereuse et inconfortable pour les piétons. Cela a toujours été interdit, un point c'est tout. La seule attitude responsable pour le cycliste ressentant un danger est de mettre pied à terre et de pousser son vélo sur le trottoir.
A la réunion du 31 mars du conseil de quartier du Quartier Notre-Dame, étaient invités le directeur de la police municipale et le directeur-adjoint de la police nationale de Versailles. Ils ont exposé quels sont leurs moyens et leurs actions, informant les membres du conseil qu'une action vigoureuse était en cours pour verbaliser les cyclistes contrevenants, après une phase d'information s'appuyant sur une fiche d'information.
Nous avons, en séance, demandé à l'ensemble du conseil de quartier, soit une trentaine de conseillers, si l'un d'eux avait jamais a) assisté à une interpellation de cycliste par les forces de l'ordre, b) vu la fiche d'information en question (dont on parlait déjà il y a un an) c) entendu un témoignage sur un tel évènement. Réponse : NEANT.
Grâce aux diligences de Marie Seners, la dynamique présidente du conseil de quartier, nous avons pu nous nous procurer cette fiche. Si le tarif de l'amende de 90 euros pour non respect d'un stop ou d'un feu rouge, ou pour circulation à contre sens, semble raisonnablement dissuasif, celui de 22 euros pour circulation sur les trottoirs est ridiculement bas, sans parler des 11 euros pour défaut d'éclairage, montant qui ne reflète absolument pas les risques élevés découlant de telles situations.
Mais qu'importent les tarifs s'ils ne sont pas connus et pis encore si les contrevenants ne sont pas verbalisés systématiquement comme c'est le cas pour le stationnement. La prévention, en matière de sécurité notamment, passe souvent par des mesures impopulaires.

3 avril 2009

Visite le 4 mars 2009 du chantier du parking de la Reine







Le 4 mars 2009 au matin, par un temps peu clément, 25 membres du conseil de quartier du quartier Notre-Dame on bénéficié d'une visite du chantier du parking souterrain de 400 places en cours de construction sous le boulevard de la Reine à Versailles. La phase de travaux en cours est la réalisation, par Solétanche Bachy, de l'enceinte en paroi-moulée.

En cliquant sur le lien ci-dessous vous disposerez d'un exposé technique détaillé formant le compte rendu de cette visite.

Les photos sont de Claude Rozier-Chabert.

23 décembre 2008

Modification du stationnement devant les commerces du square Jean-Houdon


Nombreux sont ceux qui se sont déclarés surpris par les modifications opérées le 5 décembre.


Nous avons interrogé Monsieur Thierry Voitellier, maire-adjoint délégué à la voirie, aux déplacements urbains et à la sécurité, et voici les explications qu'il nous a livrées :


  1. Il s'agit des deux futures places "stationnement gratuit 15 minutes", mesure annoncée lors de la réunion du 24 novembre 2008.

  2. Dans l'attente de la mise en place de la borne, prévue dans la première quinzaine de janvier 2009, ces deux places ont été marquées "payant" pour éviter toute contestation. Le marquage sera modifié en conséquence quand la borne sera en service.

  3. La place GIG/GIC n'a pas été supprimée mais déplacée devant la pharmacie.

19 décembre 2008

Plateaux surélevés réalisés rue du Maréchal de Lattre de Tassigny




Ces plateaux ont été réalisés au carrefour de la rue Alexandre Lange et au carrefour de la rue de La Maye. Ils ralentissent ainsi le flux dans chaque sens de la rue de Lattre et le flux affluent des deux rues adjacentes. Ils sont associés chacun à deux passages pour piétons.

Les commentaires des usagers sont vivement souhaités. Utilisez la fonction "commentaires" du blog offerte ci-dessous, ou adressez-les au siège de l'association .


Hiérarchisation du réseau des voies de circulation à Versailles


Ce document a été présenté par Monsieur Serge Claudel, directeur général des services techniques de la Ville de Versailles, lors de l'assemblée générale de l'association de Bange - Houdon le 24 novembre 2008.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.