1 septembre 2016

Propreté - rentrée des classes

C'est le 1er septembre, jour de la rentrée des classes. Il fait un temps superbe. Les pique-niqueurs ont repris position sur le square.



Mais il faut ménager ses forces pour réussir l'année scolaire. Et la corbeille est si loin du banc.

Les ronchons diront qu'il y a des coups de pied au c... qui se perdent et les moralisateurs de comptoir que la jeunesse ne respecte plus rien.

La présence d'un agent en uniforme pourrait avoir un effet bénéfique. Pourquoi pas deux ASVP (ils opèrent par couple) qui interrompraient, l'espace d'un instant, leur mission répressive sur les véhicules en défaut de titre de stationnement.

Un peu de lexicographie (suite 1) - olympiade, eschatologie et autres curiosités

jeux olympiques : jeux que l'on célébrait tous les quatre ans à Olympie du Péloponèse

olympiade : grec -  période de quatre ans s'écoulant d'une célébration des Jeux Olympiques à l'autre, manière de compter le temps chez les Grecs commencée en 776 avant J.C.

les olympiades : les périodes de quatre ans séparant les Jeux, barbarisme qu'affectionnent les précieux ridicules au lieu de "les Jeux Olympiques"

la cité phocéenne : Marseille en plus chic, façon footballeur

mais pas que : barbarisme navrant qui se répand en remplacement de "pas seulement"

quel est le code wifi ? : tend à remplacer "bonjour grand-père" dans la bouche des petits-enfants en visite

régale : latin médiéval - la régale est le droit inhérent à la monarchie

régalien : adjectif de "régale", les politiciens et les journalistes, qui ne sont pas tous monarchistes, peu soucieux de sémantique, se régalent de l'expression "fonctions régaliennes de l'Etat", c'est à dire celles dont la responsabilité doit être prise par l'Etat. Les ministères régaliens sont : la Défense, l'Intérieur, la Justice et les Affaires Etrangères. Quid des autres ministères ?

eschatologie : grec - étude des fins dernières de l'homme et du monde, de la résurrection, du jugement dernier

Jean-Pierre Chevènement, récemment nommé à la tête de la Fondation pour l'Islam de France, utilise à deux reprises l'adjectif eschatologique dans son interview publiée dans Le Figaro le 31/08/16, page 16 :
à propos des prédicateurs salafistes : "...leurs prêches alimentent une vision des choses qui favorise les interprétations eschatologiques et..."
à propos de l'émergence de l'islam en France : "Il faut toujours comprendre les motivations de ses adversaires. Ils ont une vision eschatologique."
Nul doute que Merah, Kouachi, Coulibali et les autres, dont certains ont été qualifiés de "cerveaux" par des criminologues, étaient de fins spécialistes de l'eschatologie, bien que cette science quelque peu hermétique soit plutôt pratiquée dans la sphère des "mécréants".


voir, sous le même titre, l'article du 27/08/2016

27 août 2016

Un peu de lexicographie - les stigmates - phrases et mots creux

Sources : Littré 6 volumes édition 1958, Larousse 2 volumes édition 1969, Petit Robert édition 1969, dictionnaire étymologique Larousse édition 2001, Robert "pour Ipad" en ligne supposé actualisé en continu.

stigmate : latin stigmata, pluriel de stigma - marque que laisse une plaie, les stigmates de la justice (fer rouge, marque infamante), les marques des cinq plaies de Jésus-Christ qu'on dit avoir été imprimées sur le corps de Saint François d'Assise. Le pluriel étymologique est devenu un singulier, donnant ainsi "les stigmates" au pluriel, sorte d'élévation au carré. Amusant.

stigmatiser : marquer avec un fer rouge (autrefois les esclaves fugitifs) ou autrement, imprimer à quelqu'un un blâme sévère, une flétrissure publique (par exemple dans un pamphlet).

victimation : néologisme récent, mais le verbe victimer, aujourd'hui oublié, est cité dans le Littré de 1958 - fait d'être victime d'une maltraitance, d'une agression physique ou morale (on dit, par exemple, réaliser une enquête de victimation).

victimisation : anglicisme d'usage récent, cité sur internet - fait de transformer quelqu'un en victime, apitoiement sur soi-même (auto-victimisation, apparentée à la paranoïa), arme médiatique en politique, maladie du 21e siècle.

repentance : provençal et italien - douleur qu'on a de ses péchés, acte de regretter d'avoir commis un acte (se repentir).

culpabilisation : néologisme - le fait d'éprouver un sentiment de culpabilité, de responsabilité personnelle ou collective dans un évènement fâcheux.

serein : latin - clair, pur, calme, tranquille.

magique : de mage, iranien, grec, latin - qui étonne, enchante, merveilleux.

entrisme : néologisme - stratégie d'organisation pour faire entrer une organisation dans une autre, infiltration, noyautage (pratique propre au léninisme et au trotskisme).

islam : arabe, signifie soumission à Dieu - religion des mahométans, les pays musulmans.

islamisme : religion de Mahomet, ensemble des pays où règne cette religion (dans le même sens que chrétienté).

islamique : qui appartient à l'islamisme, donc synonyme de musulman.

islamiste : qui pratique l'islamisme, synonyme des substantifs musulman et mahométan mais a dérivé dans son acception moderne, dans le sens d'une pratique intégriste excessive, contrairement à "musulman" qui est resté neutre.

radical : latin, provençal, italien - nombreuses significations en botanique, algèbre, médecine, jurisprudence, chimie, linguistique, grammaire, astronomie, etc. Dans le sens politique : qui travaille à la réformation complète et absolue de l'ordre politique dans le sens démocratique. Il fait aujourd'hui l'objet d'une dérive sémantique dont les dictionnaires ne rendent pas encore compte.

d'où le contre sens :
Selon les définitions lexicographiques ci-dessus, un islamiste radical serait donc un pratiquant de la religion de Mahomet travaillant à l'instauration de la démocratie. L'acception moderne, propagée par les analphabètes, est bien sûr toute autre.


phrases et mots creux, passe-partout, inutiles voire mensongers qui  prospèrent

être en capacité de... : "il est en capacité de le faire" (souvent employé par les tenants de la simplification du français) c'est carrément plus chic que "il peut le faire". Et quelques mots en plus quand on parle pour ne rien dire, cela meuble opportunément.

stigmatiser : c'est mieux que "montrer du doigt" et beaucoup mieux que "dénoncer" ou "décrire objectivement", grâce au sulfureux parfum de mépris ou d'esclavagisme cruel qui se dégage du mot. Il véhicule également l'évocation du supplice du Christ, toujours bon à invoquer même si l'on en a qu'une vague notion. Celui qui stigmatise est très méchant tandis que le stigmatisé est une innocente victime. Ce manichéisme est à sens unique.

je suis serein : proclamé par toute personnalité politique ou médiatique prise la main dans le sac et envoyée au cachot. Souvent associé à "Je crois en la Justice de mon pays." prononcé, les yeux au ciel, sur le marchepied du panier à salade.

c'est magique ! : exclamation préférée des gourdes et des crétins dont on demande l'avis sur tout et n'importe quoi, à la télé. On a eu par le passé "bath", "génial", "super" qui témoignaient déjà d'une grave indigence lexicale. Mais c'est toujours mieux que "whaoo" qui nous renvoie au zoo.

vivre ensemble : trouvaille lexicale récente associant deux idées positives, dont la connotation est indéniablement sympathique. Mais c'est une utopie incantatoire dont on se gargarise au bal des hypocrites, comme égalité (bien que certains sont plus égaux que d'autres) et mixité sociale (en dépit de la condition : partout sauf chez moi). 

radicalisation / déradicalisation : sorte de maladie que l'on attrape à cause de mauvaises fréquentations et qu'il est difficile de guérir, comme le sida.

primaire : qualificatif à forte charge péjorative, utilisé par ceux qui ne tolèrent pas une autre vision que la leur : racisme primaire, manichéisme primaire, islamophobie primaire, intolérance primaire, etc.

les heures les plus noires de notre histoire : on y est "renvoyé" par les propos de l'adversaire idéologique. Cette formule est une allusion encore plus lourde de sens quand on l'émet avec un pli douloureux au front, dans une posture moralisatrice. C'est certainement moins risqué que de traiter frontalement de raciste, de nazi, de facho, de collabo ou de tortionnaire, celui à qui on veut jeter l'anathème, car c'est complètement vague et donne peu de prise à la réplique. 


un vocabulaire au service de l'idéologie

Les groupes humains qui pratiquent, avec concertation et efficacité, la victimisation, obtiennent des résultats régulièrement croissants en termes de reconnaissance, d'aide financière, de tolérance de leurs particularismes, d'influence politique, au détriment de ceux qui ont la faiblesse congénitale et culturelle de céder aveuglément à la culpabilisation. Ils pratiquent aussi l'entrisme, par simple utilisation des règles démocratiques, qui leur permettra à terme de prendre le pouvoir. Ils exigent des manifestations de repentance d'Etat et obtiennent assez souvent satisfaction, grâce à des gouvernants ventres-mous et clientélistes.

Les groupes humains en question se disent stigmatisés chaque fois qu'il est fait allusion à eux d'une manière qu'ils estiment non valorisante, quand bien même il s'agirait d'un simple constat. On note que la stigmatisation, tout comme le racisme, ne s'applique que dans un sens.

Pourquoi la France ne demande-t-elle pas réparation et repentance à l'Italie pour la colonisation de la Gaule par Jules César ? Quand les Berbères exigeront-ils la repentance des Arabes qui les ont conquis, asservis et convertis au 7e siècle ? Et les Azéris. Et les chrétiens d'Orient. Et ceux qui ont subi Staline, et Mao, etc.

Est-il permis d'inférer que le colonisateur romain a construit en Gaule des ponts, des aqueducs, des routes, des théâtres et nous a appris la vigne? Il a également imposé une organisation, une culture et une langue qui ont produit d'inestimables et durables bienfaits.


25 août 2016

Zone Pion - concertation préalable du 8 juillet au 15 septembre

Le dossier est en consultation au service de l'Urbanisme à la mairie de Versailles, avec registre d'observations.

Claude Ducarouge, président de SAVE, et François Adrien, membre de deBange-Houdon et administrateur de SAVE, ont examiné le dossier et produit chacun une analyse  succincte, à télécharger par les liens ci-dessous :




23 août 2016

L'espoir



Honneur à tous nos petits boxeurs et aux autres, originaires des quartiers difficiles de Chanteloup-les-Vignes, du Neuf-Trois et d'ailleurs, 
médaillés aux Jeux Olympiques et fiers sous les couleurs de la France.

N'incarnent-ils pas l'espoir ?
Les autres champions, plus conventionnels, n'ont bien sûr pas démérité.

voir l'article du 03/08/2016 ci-dessous

17 août 2016

Burkini

Concernant la piscine Montbauron de Versailles et la piscine du Chesnay, nos maires seront peut-être bientôt confrontés à l'intéressant sujet du burkini.

Si cela peut nourrir leur réflexion, voici ce qui se pratique dans les piscines de différentes villes du Maroc, royaume musulman dont sa majesté le sultan Mohamed VI - que Dieu L'assiste ! - est non seulement le roi de son peuple mais encore le commandeur des croyants (amir al mouminine).





On signale également une interdiction du burkini à la piscine municipale des Sablettes à Alger.

Ceux qui souhaitent combattre ce qu'ils considèrent comme une atteinte raciste aux libertés fondamentales, peuvent adresser leurs dons à la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) et au CCIF (Comité Contre l'Islamophobie en France), déjà très actifs en France. Ces organismes pourront ainsi financer leur action à l'export, dans les pays musulmans concernés. Nul doute qu'ils seront les bienvenus dans leurs tribunaux.



3 août 2016

Sûreté - que le père Hamel repose en paix, son nom signifie "espoir"

Si l'on n'est pas trop exigeant sur la prononciation, le patronyme du malheureux père Hamel signifie "espoir". En arabe, évidemment.

Quel espoir peut-on entrevoir ?

Cet humble prêtre de 85 ans avait les traits caractéristiques des saints représentés par les grands peintres.








Le retentissement du lâche assassinat de sa pauvre personne est d'une intensité étonnante par rapport à celui de massacres de masse dont les victimes sont nombreuses, sans parler des familles atteintes. Un des derniers en date est un attentat à Bagdad qui aurait fait 323 morts le 3 juillet. Mais Bagdad, c'est loin, et puis ne s'agit-il-pas de luttes intestines entre mahométans qui se déchirent depuis le schisme d'Ali ? N'est-ce pas ainsi, hélas, que fonctionne le subconscient et que se déclenche, ou non, l'émotion ?

Dimanche dernier, on a vu des musulmans assister à la messe dans plusieurs églises. Ils se seraient comptés par dizaines, ce qui est infinitésimal. Sur les photos de presse on en voit effectivement quelques-uns, reconnaissables à leur tenue vestimentaire. Avec un peu d'arithmétique et de pessimisme, on peut déduire qu'il reste plusieurs millions de musulmans français qui ne sont pas allés à la messe à cette occasion et qui sont, comme toujours, restés étrangement silencieux, laissant planer un doute. Lors des obsèques mardi à la cathédrale de Rouen, la représentation musulmane semble avoir été encore plus symbolique.






Il reste que ces témoignages isolés sont très touchants et encourageants. Faut-il rappeler qu'un musulman qui se risque à assister à la messe en Algérie est mis en prison pour longtemps. Même punition pour ceux qu'on trouve en possession d'une bible.

Les effets de loupe grossissante des médias, l'emballement de certains ecclésiastiques, l'empressement des politiques - soudain devenus pieux - à apparaître, comme les Pharisiens, au premier rang sur la photo ont donné l'impression qu'un miracle s'était produit : fraternité, discours de paix, larmes et embrassades.

Gageons que l'impression n'est pas fausse et soufflons avec précaution sur ces toutes petites braises pour que la vie, avec l'aide de Dieu, reprenne un cours paisible. Voilà l'espoir qui découle du sacrifice du père Hamel, immolé comme l'Agneau.

avec la même conviction que celle qui se dégage de ce monsieur, prônons la paix, l'amour et la tolérance

29 juillet 2016

Sûreté - terrorisme et Voisins Vigilants



Contrairement à islamophobie, répété à l'envi, le mot christianophobie est quasiment ignoré du discours officiel et des médias, à l'égal d'ailleurs du mot judéophobie.

26 mars 1996 - assassinat de sept moines à Tibhirine en Algérie


Noël 2000 - tentative déjouée de dynamitage de la cathédrale de Strasbourg

19 mars 2012 - à l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse  sont assassinés par balles Jonathan Sandler et ses deux enfants Ariel (5 ans) et Gabriel (4 ans) ainsi que la fille du directeur, Myriam Montesogo (7 ans)

février 2015 - vingt-et-un Coptes sont décapités sur une plage en Libye


26 juillet 2016 - le père Hamel est égorgé devant les fidèles alors qu'il célèbre la messe à Saint-Etienne-du-Rouvray (76)


A ces évènements il faut ajouter tous les crimes commis de manière systématique, essentiellement au préjudice des chrétiens, dans les pays à majorité musulmane, et dont les innombrables victimes resteront le plus souvent anonymes.

Un évènement récent, qui relève également de l'intolérance, est révélateur de deux faits : nous sommes désormais attaqués dans les endroits les plus improbables et les plus reculés de France, d'une part, et le motif est que notre mode de vie ne convient pas, d'autre part. Il est survenu le 19 juillet 2016 dans le camp de vacances VVF de Lagrand, trou perdu entre Gap et Sisteron. Un vacancier  VVF du nom de Mohamed Boufarkouch, 37 ans, habitant Limay dans les Yvelines, dont la femme, enceinte, est entièrement voilée en dépit de la température estivale et des usages vestimentaires adaptés qui ont cours dans ce camp de vacances, estime que ses voisines, une mère de 47 ans et ses trois filles de 8 à 13 ans, prennent leur petit déjeuner dans une tenue trop légère à son goût. En conséquence, il les poignarde toutes les quatre sauvagement. Tout simplement. Evacuées d'urgence par hélicoptère, les victimes, heureusement, survivront.
19 juillet 2016 - le camp de vacances VVF à Lagrand (05) où une mère et ses trois fillettes ont été poignardées

Les épithètes qualifiant l'horreur commencent à manquer, même sous les plumes les mieux inspirées. La répétition du tragique concoure à sa banalisation.

Cela crève les yeux : la grande constante dans ces actes terroristes, dont seuls quelques-uns sont rappelés ci-dessus, est qu'ils sont commis et revendiqués par des musulmans, au cri de "Allah Akbar".  L'islam est en cause et constitue le terreau de ce terrorisme. C'est un fait objectif, qu'on le veuille ou non. A l'évidence, ce n'est pas parmi les Islandais, les Tibétains ou les Eskimos qu'il faut rechercher les agents criminels.

L'invocation systématique de troubles psychiatriques ou le rejet de responsabilité sur la société sont des diversions inacceptables.

La visée suprême de l'islam est l'instauration de la charia - la loi islamique - partout dans le monde, en utilisant des procédés dont le détail est répertorié avec précision et dont les actes terroristes sont l'illustration d'une mise en œuvre zélée. 

Est-il nécessaire de rappeler que tous les musulmans ne sont pas des terroristes et que loin s'en faut ? Beaucoup, en France notamment, sont des citoyens disciplinés, aspirant à vivre en paix, patriotes, respectueux de la loi en vigueur, contribuant au bien commun et à la prospérité économique, parfois de façon exemplaire. Leur interprétation personnelle des préceptes de l'Islam et les accommodements nécessaires afin de permettre la vie en société laïque, c'est leur affaire intime. Louer Dieu cinq fois par jour - à condition que ce ne soit pas au milieu des rues -, faire l'aumône et d'autres comportements de cet ordre sont des vertus qui ne peuvent qu'être admirées, encouragées voire copiées tant qu'elles restent discrètes. Parmi les musulmans qu'on est appelé à fréquenter quand on vit en pays musulman ou qu'on y séjourne en touriste on rencontre, souvent plus qu'ailleurs, des gens attachants, pour autant que l'on observe la réserve qui s'impose. Dans ces pays, les manquements à cette réserve par l'étranger sont passibles d'une expulsion immédiate du pays par les autorités.


C'est une erreur persistante que de placer l’islam, religion protéiforme, sans hiérarchie ni clergé, sur un même plan que les religions structurées comme le catholicisme. Une mosquée ne saurait être comparée à une église, un temple ou une synagogue. Une mosquée est avant tout un lieu de rassemblement et de discussion, qui n'est pas dédié exclusivement à la prière. Un imam n'est pas l'équivalent d'un curé. Qu'il soit "auto-proclamé" comme le dénoncent les ignorants est conforme à la tradition, du moins pour le "petit-imam" qui, spontanément et sans mandat, dirige la prière. Certains imams - "grands imams", fonctionnaires - sont nommés par le pouvoir dans leur pays musulman.   Ailleurs, par exemple en Europe, ils sont parfois nommés par le pouvoir de leur pays musulman d'origine. Il en est ainsi, par exemple, pour les mosquées turques en Europe, dont les imams rapportent à Erdogan. Il est impossible d’identifier un interlocuteur musulman habilité à parler valablement au nom de l’Islam et qui détienne l'autorité pour conclure quelque accord que ce soit et prétendre y faire adhérer l'ensemble des Musulmans.

Ce blog n'a pas vocation à développer des thèses politiques ou théologiques. Tout ce que la France compte comme penseurs, responsables politiques, hommes d'Eglise, savants musulmans, islamologues, sociologues, philosophes, journalistes, experts, analystes, éditorialistes, artistes, prédicateurs et surtout les inévitables "prophètes du passé" s'y emploie abondamment sur le sujet actuel du terrorisme. A grand renfort de mots en -isme et de citations érudites. Ne manque que l'action qui devrait en découler.

Notre affaire, dans le microcosme de Versailles et du Chesnay, plus emblématique que le hameau perdu de Lagrand dans les Hautes-Alpes ou la modeste bourgade de Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, riche en sites très fréquentés tels que son château, ses églises, son centre commercial et son marché, ses établissements scolaires donc potentiellement plus exposé, est de sauver notre peau et, fondamentalement, notre cadre de vie, ce dernier impliquant évidemment notre culture et nos racines.



En conclusion, deux souhaits et une mesure pratique immédiate :


Le premier souhait est de faire cause commune contre le terrorisme avec le plus grand nombre possible de musulmans. De faire en sorte qu'on pousse dans le même sens. Ce n'est pas en les accablant ni en abondant dans la victimisation où certains se complaisent qu'on y arrivera. Mais, d'un autre côté, il serait bon que les musulmans adeptes de comportements auto-discriminants ostensibles, notamment vestimentaires et alimentaires ou portant sur le statut de la femme, s'en abstiennent. Un vêtement islamique est un drapeau conquérant. La "stigmatisation" se manifeste surtout quand elle est recherchée par ses prétendues victimes. Il serait bon qu'ils n' œuvrent pas, souvent de manière rampante, pour essayer d'imposer leurs normes. Il serait bon que ceux à qui nos mœurs et nos lois ne conviennent pas aillent s'installer dans des pays où la charia est appliquée selon leurs vœux. Ces pays sont nombreux et il y a de la place.

Le deuxième souhait part de la notion de terreau islamique évoquée plus haut, dans lequel nait et prospère le terrorisme islamique qui nous frappe actuellement. Toutes les enquêtes de police montrent à quel point les attentats sont préparés de longue date et combien sont nombreuses les personnes impliquées, à des degrés divers. La mère du terroriste , le père, la sœur, le frère, les cousins, les amis, la petite-amie, les voisins, l'imam sont les premiers au courant ou les premiers à pouvoir détecter les fameux "signaux faibles". Surtout la mère. Il serait dont très utile - notre vie en dépend - d'inciter fortement cet entourage à informer la police, à briser l'omerta. Des moyens de pression à la hauteur des enjeux sont très certainement nécessaires. La menace d'une coupure des allocations serait sans doute mieux compatible avec nos principes que la méthode israélienne qui consiste à raser la maison familiale au bulldozer.

La mesure pratique à notre portée est très simple et ne coûte rien : ouvrir l'œil et l'oreille et téléphoner immédiatement au 17 pour signaler tout évènement suspect. Les millions d'yeux et d'oreilles ainsi mobilisés sont une aide à la prévention du terrorisme autant que des cambriolages. C'est une mesure d'application immédiate, qui se passe de loi et de décret.





20 juillet 2016

Sécurité - "L'Axe Rouge" - accident du 30 juin (suite 1)

TLN - 20 juillet - page 20

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Voir article sous le même titre du 01/07/16 dans ce blog.