4 septembre 2018

Les questions centrales, et les autres

Questions centrales :
la suppression de l'heure d'été
l'impôt à la source
l'écriture inclusive (Aux armes citoyen.ne.s !)*

Questions secondaires :
le contrôle de l'immigration
la réduction des dépenses de l'Etat et des impôts
la réduction du chômage

* Schiappa Marlène (secrétaire d'Etat en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes) Pénicaud Muriel (ministre du travail) et Pépy Guillaume (président de la SNCF) sont en pointe sur le sujet. 

29 août 2018

Stationnement : 2 places pour le prix d'une



Les places de stationnement marquées font 4,70 x 2,00 m.

Le véhicule sur la photo, que son conducteur a pris l'habitude de garer dans le quartier des Prés, a pour dimensions 7,00 x 2,20 m.
Il est aisé de constater qu'il occupe deux places, dans un secteur en proie à une pénurie grandissante de stationnement.

Renseignement pris auprès du maire adjoint compétent de Versailles, ce type de véhicule est autorisé à stationner dans Versailles sauf panneau d'interdiction spécifique et sauf interdiction générale comme, par exemple, pour les camping-cars. Le prix du stationnement est celui pour une place quand bien même le véhicule en occupe deux.

Combien de foyers aimeraient faire stationner deux voitures pour le prix d'une !

25 août 2018

Devoir de vacances : corriger la copie du sénateur

Un sénateur de 75 ans, président de groupe au sénat, s'est exprimé ainsi :

"On disait aussi que la contestation autour de la réforme de la SNCF allait perdurer dans le temps. Et, au final, qui en parle encore aujourd'hui ? Dans un an, on se demandera comment l'affaire Benalla a-t-elle pu créer une telle effervescence."

Ce n'est pas sur la teneur du propos mais sur l'orthographe que nous portons notre attention. N'est-il pas inquiétant qu'un personnage aussi âgé et occupant une telle position puisse commettre deux fautes grossières en trois phrases : un pléonasme et un redoublement du sujet auquel s'ajoute une redondance interrogative ?

Par pure charité, nous ne révélons ni son nom ni celui de son groupe.

Tout fout le camp.

23 août 2018

Forum des associations le 8 septembre


L'association deBange-Houdon sera représentée sur le stand de SAVE partagé entre les associations qui en sont membres, emplacement "Fontaine B06/B07".


3 août 2018

Disparition du docteur Léon Olivier

Le docteur Léon Olivier, grande figure du monde médical et de la vie associative, est mort le 1er août 2018 à l'âge de 89 ans.
Il était président honoraire de SAVE dont l'association deBange-Houdon est membre. Il était membre de l'association deBange-Houdon.
La messe de funérailles sera célébrée en l'église Notre-Dame à Versailles mardi 7 août à 14h30.


30 juillet 2018

80 km/h : illustration du concept d'acceptabilité


Pour ceux qui l'ont expérimentée et qui sont de bonne foi, la baisse de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h en vigueur depuis le 1er juillet ne représente pas le bouleversement cosmique annoncé.

Pourtant, cette mesure est très mal acceptée.
C'est un parfait exemple du concept d'acceptabilité (que nous avions pointé, sans grand succès, lors des questions au maire d'une précédente assemblée générale de l'association deBange-Houdon).
Il s'agit d'une mesure d'intérêt général. Tous les usagers de la route sont impactés, tous les usagers de la route sont supposés bénéficiaires. La mesure est parfaitement rationnelle eu égard à l'objectif de diminuer les accidents de la route, quoiqu'en dise le peuple. Les inconvénients objectifs (notamment durée de trajet augmentée) sont assez dérisoires, quasi imperceptibles. Elle est pourtant très mal acceptée. Son niveau d'acceptabilité est faible.
Sur le sujet décidément épidermique de la voiture (la sacro-sainte bagnole, symbole de liberté et objet de nos fantasmes), rappelons-nous  les mesures de 1973 qui ont connu un faible niveau d'acceptabilité à l'époque. L'obligation du port de la ceinture de sécurité : on prédisait des morts par strangulation lors des accidents de la route. Et la limitation de la vitesse sur autoroute : on prédisait des accidents par endormissement du conducteur. C'est aujourd'hui entré dans les mœurs.
On peut distinguer deux cas.
D'abord le cas d'une mesure qui contraint un petit nombre au bénéfice d'un grand nombre. Par exemple, une mesure d'expropriation pour faire passer une autoroute ne devient acceptable par l'exproprié qu'au prix d'un dédommagement. Mais le concept d'acceptabilité n'a pas grand sens ici parce que le grand nombre n'en a cure.
Quand une mesure contraint tous au bénéfice de tous. C'est différent. On s'interrogera sur le cas du code de la route et de la loi en général.
Un cas intermédiaire peut être illustré par la réforme des retraites qui contraint certaines corporations accrochées à leurs "acquis". Ceux qui vont perdre leurs avantages sont nombreux et considèrent que la mesure est inacceptable. Les autres, la majorité, considère que ce n'est que justice. Cela devrait se régler en réservant la réforme aux générations futures. Néanmoins, pour des raisons d'égoïsme corporatiste, l'acceptabilité par les impactés pose un problème.

Il est intéressant de noter que les mesures contraignantes qui touchent à la santé publique connaissent une faible acceptabilité. Les individus ont le sentiment que la probabilité est très faible pour qu'ils soient touchés par le risque dont on vise la réduction statistique.
Ci-dessous quelques exemples, dont certains visiblement absurdes, pour illustrer ce comportement :
  • limiter la vitesse sur les routes à 10 km/h pour réduire encore les accidents de la route : inacceptable ;
  • prohiber totalement l'alcool pour éliminer les accidents, les maladies et la mortalité dont il est la cause : inacceptable ;
  • interdire totalement le tabac pour éliminer les graves et coûteuses maladies dont il est la cause : inacceptable ;
  • interdire toute baignade pour éliminer les noyades : inacceptable ;
  • interdire l'accès à la montagne pour éliminer les accidents de randonnée, d'alpinisme et de ski : inacceptable ;
  • interdire la vente libre des armes à feu pour diminuer les homicides : inacceptable aux Etats-Unis.
Le plaisir procuré par les activités dangereuses l'emporte totalement sur leurs conséquences. Jusqu'au jour où…

Et que dire des grèves de nantis, de pilotes d'avion, de conducteurs de TGV, etc ? Elles sont inacceptables et les grévistes n'ont aucun doute là-dessus. On est dans une logique de capacité de nuisance et de rapport de force, où l'acceptabilité n'a rien à faire.

Quant aux principes écologiques visant à sauver la planète, leur acceptabilité est très haute. Le seul problème est que peu nombreux sont ceux mettent leurs actes en conformité avec les principes auxquels ils adhèrent, voire qu'ils professent. Après nous le déluge. Ou alors, qu'importe la bouteille en plastique que je jette dans la mer, elle est insignifiante.

Les responsables politiques font constamment, souvent sans le savoir et encore moins en les nommant ainsi, des estimations de l'acceptabilité des mesures qu'ils envisagent de prendre. Souvent ils se trompent.



27 juillet 2018

Benahlia Lahcen nous enseigne l'article 73 du code pénal

Grâce à Benahlia Lahcen (alias Alexandre Benalla), l'article 73 du code pénal, que chacun devrait connaître, a été opportunément rappelé dans le rocambolesque feuilleton politique de l'été dont il est la vedette.



CODE PENAL ARTICLE 73 
modifié par loi n°2014-535 du 27 mai 2014 art. 1
Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche.

Lorsque la personne est présentée devant l'officier de police judiciaire, son placement en garde à vue, lorsque les conditions de cette mesure prévues par le présent code sont réunies, n'est pas obligatoire dès lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer à la disposition des enquêteurs et qu'elle a été informée qu'elle peut à tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie. Le présent alinéa n'est toutefois pas applicable si la personne a été conduite, sous contrainte, par la force publique devant l'officier de police judiciaire. 

Notre conseil : à utiliser avec circonspection.

21 juillet 2018

L'affaire est dans le sac

Breughel le Jeune - l'avocat de village 1621 - musée des beaux arts de Gand
Sur le tableau, on voit derrière le bureau de l'avocat, des sacs remplis, identifiés par des étiquettes, pendus à des crochets.

Sous l'Ancien Régime, un "sac à procès" était un sac en toile de jute ou de chanvre ou en cuir, utilisé pour archiver les éléments du dossier dans les affaires judiciaires : dépositions et requêtes, copies signées des pièces et des actes, pièces à conviction. Les sacs étaient suspendus à des crochets aux murs ou aux poutres afin qu'ils fussent à l'abri des rongeurs.

L'affaire est dans le sac : le dossier judiciaire est prêt, dans le sac scellé.
Une affaire pendante : son dossier est pendu au crochet, dans l'attente du jugement.
Vider son sac : l'avocat sort les pièces pendant sa plaidoirie.
Avoir plus d'un tour dans son sac : l'avocat rusé sait exploiter toutes les pièces.

18 juillet 2018

La coupe du monde de foot est un stimulant du patriotisme


Rien de tel qu'une victoire en coupe du monde d'un sport populaire pour cimenter la nation. L'effet sera, comme toujours en pareille occasion, éphémère. Mais il ne faut pas bouder ce plaisir trop rare. 
Ceux, nombreux, qui n'avaient pas parié un kopek sur la victoire des Bleus se sont soudain transformés en prophètes du passé, avec cette promptitude qu'on avait observée à la Libération lorsque chaque Français était devenu miraculeusement un patriote résistant.
On a, heureusement, dépassé le "black, blanc, beur" de 1998, qui, avec le recul, avait une connotation bien douteuse. 
Néanmoins, certains n'avaient pas tout compris, comme en témoigne la photo ci-dessous :