28 février 2024

Projet de stade du PSG sur la mouillère de l'Île des Loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines

 

© GOOGLE MAPS

Le PSG est décidément intéressé par les Yvelines. 

Il a failli s'installer en 2015 dans le domaine de Grignon (ex siège d'AgroParisTech), livrant aux footballeurs, à l'étroit dans leur centre d'entraînement des Loges à Saint-Germain-en-Laye, son château de style Louis XIII et les 350 hectares de son parc.

Cette fois, il est envisagé de construire dans l'Île de Loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines un stade de 60 000 places dédié au PSG, se substituant à celui du Parc des Princes à Paris que la Mairie de Paris refuse céder au club comme il le demande pour l'agrandir de 48 000 à 60 000 places.

L'Île des Loisirs, d'une superficie de 600 ha, est la plus grande d'Île-de-France. C'est un poumon vert et une réserve de faune et de flore. La Région, qui en est propriétaire, a annoncé en février 2024, après que le Département s'est retiré de la gouvernance, en reprendre totalement la gestion. La friche de 50 ha qui pourrait accueillir le stade est situé sur la commune de Montigny-le-Bretonneux. 

Cette friche est une "mouillère" sur laquelle prospère notamment l'espèce végétale rare du Damasonium Stellatum. Yvelines Environnement est hostile au projet, au titre de la protection des sites et de l'environnement.

Le raccordement aux accès routier et ferroviaire est problématique. L'attrait pour le public national et international de la commune de Montigny-le-Bretonneux reste à démontrer. Ces considérations n'altèrent pas l'enthousiasme des élus locaux.

D'autres communes d'Île-de-France sont candidates pour accueillir le stade, comme Aulnay-sous-Bois ou Gonesse.


au sujet de Grignon, voir dans ce blog les articles du 15/11/2021, 15/09/2021 et 11/09/2021.


17 février 2024

Greta Thunberg sort d'hibernation

Greta Thunberg sur l'A69 © TOUTLECO

On l'avait presque oubliée. Greta Thunberg, précoce égérie mondiale de la cause climatologique, réapparaît, ce jour pluvieux du 10 février 2024, quelque part dans le Tarn, au milieu de trois centaines de zadistes opposés à la construction (déjà bien entamée) de l'autoroute A69 et qui le reste du temps sont perchés dans les arbres.

Le cadre est moins glorieux que celui des scènes prestigieuses sur lesquelles la Suédoise s'était invitée dès ses 15 ans, ovationnée debout par des parlementaires, des sénateurs, des représentants à l'ONU, des présidents. On regrettera seulement qu'elle ne soit jamais allée invectiver le Chinois Xi Jin Ping, plus grand pollueur de la planète.

Elle s'est engagée subsidiairement et opportunément dans la défense de la cause palestinienne. Le keffieh qu'elle porte en écharpe autour de son cou en est la preuve irréfutable.

Véritable idole des mouvances écologistes de la planète lorsqu'elle était adolescente, son capital jeunesse s'est naturellement érodé au fil des ans. Elle est aujourd'hui âgée de 21 ans et sa bouille, dont l'étrangeté est maintenant estompée par le vieillissement, ne fascine plus autant.

C'est en voilier, très ostensiblement, pour ne pas polluer la planète, qu'elle était allée à New-York en 2019. Mais elle en était revenue discrètement en empruntant un moyen de transport plus commode. Comment s'est elle rendue dans le Tarn ? On ne le sait. Assurément, si son poids médiatique diminue, sa production cumulée de gaz à effet de serre, bien que liée à la cause écologique, continue d'augmenter.

Des chiffres circulent concernant sa fortune (154 millions d'euros ?), sans preuves. Des spéculations impliquent de mystérieux donateurs (Soros ? Le lobby des éoliennes ?). Mais il est un élément factuel significatif :  par le truchement d'une fondation qu'elle a créée, elle a fait récemment un don de 100 000 euros à la Covax, une organisation qui "lutte contre contre l'insupportable inégalité vaccinale". Avoir monté une fondation et faire de tels dons, n'est-ce pas le signe d'une bonne assise financière et du bénéfice de conseils fiscaux avisés ? Surtout quand on a 21 ans ! Voilà une petite qui n'a pas si mal réussi ! Ses parents peuvent en être fiers.

Voir aussi dans ce blog les articles des 19 octobre 2022, 14 mai 2020, 20 juillet 2019.

13 février 2024

PLU de Versailles - enquête publique relative à la modification du PLU - du 28 février au 15 mars 2024

 


L’enquête publique a pour objet : 

- au sein du secteur de la Porte de Buc, la création d'une Orientation  d'Aménagement et de Programmation (OAP) du secteur qui accueillera une des gares de la future ligne 18 du Grand Paris Express (GPE). Elle a pour objet de réaménager l'accès sud de la gare, de requalifier et végétaliser les espaces publics et ainsi contribuer à la valorisation de l'entrée-de-ville de la Porte de Buc. L'Orientation d'Aménagement et de Programmation comprendra aussi la création d'un emplacement réservé au bénéfice de la Ville qui accueillera des espaces de stationnement pour bus et vélo.

- la mutualisation des règles de stationnement au sein de la ZAC Satory en zone US.

-la réglementation des constructions sur un même terrain en zone urbaine, évolution qui a pour but de constituer une "densité heureuse" dans les tissus urbains.

-le renforcement de la protection du patrimoine afin d'encadrer les extensions des bâtiments protégés au titre de l'article L.151-19 du Code de l'Urbanisme. Elle porte aussi sur  la création de deux Espaces verts intérieurs protégés et la protection du bâti.

- la mise en comptabilité du PLU avec la révision partielle du Schéma d'Aménagement et de gestion des Eaux (SAGE) de la Bièvre.

Le dossier d'enquête publique est consultable pendant toute la durée de l'enquête à la Mairie de Versailles, à la Direction de l'Urbanisme, de l'Architecture, du Foncier et de l'Habitat:

-du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 14h à 17h,
-le samedi de 9h00 à 11h30.

Le public peut en outre consulter le dossier d'enquête publique sur une tablette numérique mise à disposition à l'accueil du service urbanisme.

Pour consulter le dossier en version numérique, le télécharger par le lien suivant : 

https://www.registre-numerique.fr/modification-1-plu-de-versailles

L'enquête publique se déroule du mercredi 28 février à 9h00 au vendredi 15 mars 2024 à17h.

on peut consulter également :

https://www.versailles.fr/15-4140/actualites/fiche/enquete-publique-relative-a-la-modification-du-plu.htm




9 février 2024

SDRIF-E (Schéma Directeur de la Région Île-de-France - environnemental) - enquête publique jusqu'au 16 mars 2024

 


Conformément aux dispositions des articles L. 123-1 et suivants, ainsi que R. 123-1 et suivants du code de l'urbanisme, le SDRIF-E est un outil de planification du droit des sols et d’aménagement du territoire à l’échelle de la région. Il a pour objectif de réglementer :

  • l’utilisation du sol en Île-de-France,
  • la localisation des grandes infrastructures de transports et des grands équipements ,
  • les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement,
  • et la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des nouvelles activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques.

Le SDRIF-E assure ainsi la cohérence des politiques publiques qui concourent à l’aménagement et au développement de l’Île-de-France, en matière de logement, de mobilités, d’environnement ou encore de développement économique.

Le schéma fait l'objet d'une évaluation environnementale et est élaboré à l’initiative et sous la responsabilité de la Présidente de la Région Île-de-France.

Les dispositions du SDRIF-E couvrent le périmètre de compétence de la Région Île-de-France, comprenant 1268 communes réparties dans 8 départements, dont la Ville de Paris, et comptant 12,21 millions d’habitants.

Le dossier, qui contient les informations nécessaires à la participation dématérialisée à l'EP, est à télécharger par le lien suivant :

https://www.registre-numerique.fr/sdrif-e/

OUVERT LE 01/02/2024 À 09 HEURES, LE REGISTRE SERA CLOS LE 16/03/2024 À 12 HEURES

26 janvier 2024

Loi sur l'immigration

 

© CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Tandis que 75% des Français demandent un durcissement des règles sur les étrangers, on n’a pas compté plus de 75 000 manifestants, le 21 janvier, pour défiler contre la loi dite « loi Darmanin » sur l’immigration.

Le 26 décembre 2023, le texte de loi « Pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » est arrivé devant le Conseil constitutionnel, suite à sa saisine « en blanc » - c’est-à-dire pour la totalité du texte - par le président de la République qui n’y était pas obligé, ce dernier encourageant ceux qu’on appelle « les Sages » - ils sont 8 et ont pour président le socialiste Laurent Fabius - à détricoter les amélioration résultant de l’accord passé entre l’exécutif et les Républicains au cours des âpres négociations qui avaient précédé.

Le 25 janvier 2024, le Conseil constitutionnel a massivement censuré la loi immigration. Un tiers des dispositions disparaît totalement ou partiellement du texte, dont certaines parmi les plus emblématiques pour l’opinion publique : restriction du regroupement familial, restriction des prestations familiales, réforme de la nationalité, quotas migratoires annuels à voter par le Parlement, caution de retour pour les étudiants étrangers, délictualisation du séjour irrégulier, etc.

Toutes ces dispositions qui avaient été introduites par le Sénat ont été censurées au motif qu’elles constituaient des « cavaliers législatifs », c’est-à-dire qu’elle étaient « sans lien direct avec le projet de loi », motif qui a de quoi surprendre.

C’est le pouvoir d’initiative parlementaire qui sort amoindri de cette affaire alors que, en dernière lecture , 349 députés ont voté pour, 186 contre et 38 se sont abstenus, mettant un terme à un débat parlementaire parmi les plus chaotiques de la Ve République.

C'est le gouvernement des juges contre la volonté du peuple.

L’opposition de droite réclame un référendum et la révision de la Constitution qui le permette.

sources : l'Opinion 25/01/2024, Le Figaro 25/01/2024

17 janvier 2024

Notes de lecture : "Le défi d'être français" par Michel Aubouin

Ce livre est un plaidoyer pour l’affirmation de l’identité française et pour sa défense.

Michel Aubouin est un ancien préfet, ancien directeur au ministère de l’Intérieur en charge de l’intégration des étrangers et des naturalisations (2009 à 2013). D’une origine très modeste dont il fait état avec simplicité et sans ostentation, il a d’abord été instituteur puis a intégré l’ENA et a réalisé une carrière de haut fonctionnaire au cours de laquelle il a été confronté, sur le terrain, aux multiples problèmes relevant des concepts d’assimilation et d’intégration. Auteur de plusieurs livres en rapport avec le sujet et d’une Histoire de la Police co-écrite avec Jean Tulard, il a rendu au Premier ministre en 2016 un rapport remarqué sur la situation dans les banlieues.Il participe à des débats sur les plateaux de télévision et il a récemment signé une tribune dans le Figaro. Précisons à toutes fins utiles qu'il n'appartient à aucun parti dit d' "extrême droite". Début décembre, il a donné, à Versailles, une conférence qui a remporté un grand succès.

Selon lui, au-delà de la stricte acception administrative, être français c’est s’inscrire dans une histoire très longue qui ne commence pas à la Révolution. Être Français ne se résume pas à un catalogue de principes mais relève d’un sentiment qui naît au Moyen-Âge. Comme Braudel (L’identité de la France), Michel Aubouin cultive la passion de la durée longue. Son ouvrage met en lumière la richesse de l’histoire de la construction de la France et fait le procès de l’effacement de cette histoire au profit de l’inscription des mémoires des nouveaux entrants.