1 mai 2026

La nef des fous - 8

 

Das Narrenschiff - la nef des fous - Albrecht Dürer 1498


1er mai : "dis maman, on mange bien de la saucisse le jour de la fête de la saucisse, alors pourquoi on ne travaille pas le jour de la fête du travail ? "

L'idée que, pour sortir la France du marasme, il faut travailler plus et plus longtemps, semblait faire lentement son chemin. Eh bien non.

Le parti LFI (Mélenchon) demande d'ajouter 7 jours fériés à des dates sociales, révolutionnaires ou symboliques, mais, en contrepartie, n'est pas opposé à la suppression de fêtes religieuses :

    le 16 janvier : 5e semaine de congés payés (1982)

    le 4 février : abolition de l’esclavage (1794)

    le 18 mars : début de la Commune de Paris (1871)

    le 26 juin : journées ouvrières réprimées (1848)

    le 30 juillet : « fête de l’amitié »

    le 4 août : abolition des privilèges (1789)

    le 22 septembre : proclamation de la République (1792)

Le syndicat CGT (Madame Binet) demande d'ajouter 1 jour férié à une date symbolique :

    le 8 mars : journée internationale des droits de la femme


Travailler le 1er mai, fête du travail, quand on est volontaire et payé double, ce qui est souhaité par nombre de petits employés de commerces artisanaux, reste, pour la gauche, une idée obscène. Nombre d'inspecteurs du travail, relevant de cette obédience, y sont opposés et sanctionnent avec zèle le boulanger qui fait travailler trois mitrons volontaires. L'amende est de 750 euros par mitron en contravention. 

Voir dans ce blog, sous le même titre, les articles du 21/01/26, du 24/12/25, du 25/09/25, du 26/08/25, du 20/05/25, du 08/03/25 et du 02/03/25.

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