27 février 2012

Gare Rive Droite (suite 1) - la SNCF ne s'approprie pas l'espace public

Dans notre message du 8 janvier 2012 nous dénoncions la création de 3 places marquées "Réservé SNCF" devant la gare de Versailles Rive Droite. La question posée par écrit à Thierry Voitellier, maire adjoint délégué à la Voirie, n'avait pas reçu de réponse.
Nous lui avons réitéré notre question, cette fois par téléphone. La réponse est imparable :
La place devant la gare RD appartient au domaine de la SNCF. Subsidiairement, nous nous sommes assurés que la Ville ne prenait en charge aucun frais - par exemple d'entretien de voirie - sur ce domaine.
La remarque que nous avions faite, à savoir que les agents de la SNCF disposent d'une surabondante capacité de parking sur leur domaine privé derrière la gare, accessible par l'impasse de Clagny, conserve toute sa pertinence. Une dépose minute pour les usagers ou un garage pour vélos et motos serait plus utile que des places réservées aux agents.

21 février 2012

Combien coûte un mort ?

Selon l'ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière) le coût pour la société est de :
1.263.000 euros pour un mort
136.000 euros pour un blessé hospitalisé
5.600 euros pour un blessé léger
Dans la même veine, quelques chiffres pour le coût de la délinquance, selon Le Figaro du 21 janvier 2012 :
17 milliards pour la fraude fiscale
14 milliards pour la fraude sociale
12 milliards pour les délits divers
11 milliards pour les infractions routières
24 milliards pour le crime organisé
20 milliards pour les violences physiques ou sexuelles
10 milliards pour la sécurité privée
10 milliards pour les escroqueries
9 milliards pour les vols
5 milliards pour le vandalisme
Ces estimations sont censées tout prendre en compte : dommages, indemnités, police, justice, frais médicaux, perte d'industrie, manque à produire (notamment les contributions fiscales des personnes décédées), les dispositfs et équipements de prévention, etc. Autrement dit, ces chiffres répondent à des question telles que : si la fraude fiscale n'existait pas du tout, de combien de milliards supplémentaires la collectivité disposerait-elle ?

11 février 2012

Vision VGP 2020 (suite 1) - travaux du Conseil de Quartier Notre-Dame

Rappelons qu'il s'agit de mener une réflexion prospective afin d'exprimer les souhaits des habitants quant à leur cadre de vie en 2020.

La commission ad hoc créée au CQND a terminé ses travaux, dont le compte rendu figure dans le document téléchargeable en cliquant sur le lien ci-dessous :


voir également dans ce blog, sous le titre "Une vision pour Versailles en 2020", le message du 7 septembre 2011

9 février 2012

Les Anglomaniaques ridicules : Molière en aurait fait son miel
































Peut-on, de nos jours, imaginer qu'il existe une seule personne dans le monde qui, visitant la France, ne sache pas lire et comprendre le mot "restaurant"?
Peut-on trouver un seul guide touristique qui ne comporte pas le glossaire de survie : où sont les cabinets ? à quelle heure part le train ? un bon restaurant ?
Ce n'est est sans doute pas ce que pensent certains cafetiers versaillais, à moins qu'ils ne cèdent à l'orgueil d'étaler leurs immenses connaissances linguistiques.
Les cartes et menus affichés sont déjà moins prétentieux, le français y règne en maître absolu. Le test suprême consistant à interpeller un serveur, voire le patron, dans une langue étrangère, peut conduire à quelques déconvenues.
Il n'est pas aisé d'établir le palmarès du ridicule, tant la concurrence est rude.

Pour l'attribution du grand bonnet d'âne, nous inclinerions en faveur d'un établissement du parc du Château qui décline le mot "restaurant" en pas moins de trois langues, trois langues où ce mot est quasiment identique. Encore plus fort, on explique "salon de thé" par "tea room" et "salon de té", au cas où...
Un exemple atterrant de sottise s'affiche sur la rive est de la place d'Armes, narguant Louis XIV, lui que les souverains de toute l'Europe cherchaient à imiter en commençant par parler la langue française. Ce café associe pompeusement le mot "lounge" et le mot "club". Un club est un lieu de rencontre et de détente très fermé pour familles aisées. On ne pénètre dans un club que si l'on en est membre ou invité. Le tenancier aurait-il l'intention d'exclure la plèbe de sa clientèle ? Un lounge est une salle d'attente. Un lounge bar - c'eût été un titre possible pour un débit de boisson - est, dans certains pubs, un salon plus confortable et plus cher que le public bar, mais la décoration du bistrot en question est loin du compte si l'on prend pour référence, par exemple, le lounge bar du Dorchester à Londres. L'apposition de lounge avec club est donc une combinaison grotesque de barbarisme et de solécisme.
Dans une rue heureusement peu passante, vous pourrez découvrir une enseigne sur laquelle l'adjectif féminin français "royale", qui n'est en aucun cas un mot anglais, langue dans laquelle il ne prend jamais de "e" final, est accolé au nom anglais "factory" qui signifie usine. Il existe en français le mot factorie ou factorerie, tombé en désuétude, qui désignait une maison de commerce à l'étranger. Si les propriétaires persistent à trouver du génie à leur étrange enseigne et souhaitent en conserver la musique, nous leur recommandons de la rendre au moins correcte quant à la forme et leur proposons, en français : Royale Factorie, en anglais : Royal Factory.
Comment voulez-vous, devant de telles âneries étalées en public, que nos écoliers s'y retrouvent.

Nous avons également été sidéré de découvrir sur la porte vitrée d'un estaminet d'où l'on peut voir, en biais, le Château, une petite pancarte accrochée par une chaînette à un crochet-ventouse, sur laquelle était écrit OPEN. Merci au tenancier d'informer le chaland. Son établissement est tellement lugubre et désert qu'on se serait plutôt attendu à "fermé pour cause de décès". Il aurait écrit OUVERT que cela n'aurait pas fonctionné plus mal.

Pourquoi les ardents défenseurs de notre patrimoine, si prompts à livrer bataille pour la conservation des chasses royales, immeubles anciens, statues, jardins, perspectives, etc. négligent-ils à tel point cette composante inestimable de notre patrimoine qu'est notre langue et pourquoi restent-ils aveugles aux grands périls qu'elle court ? Il suffirait de changer nos affiches et nos enseignes qui ne sont pas en français, ce serait moins cher et plus efficace que de tenir des colloques.
Nous soutenons sans partage le slogan ACHETEZ VERSAILLAIS des commerçants versaillais . Mais ne seraient-ils pas bien avisés, ces commerçants versaillais, plutôt que de salir le paysage avec des enseignes angloïdes qui multiplient les barbarismes et les solécismes, de prévoir dans leur boutique un personnel gentiment polyglotte pouvant utilement communiquer avec des chalands étrangers : anglais, allemand, espagnol, trois mots aimables en chinois et en japonais.
Enfin, sur le terrain actuellement très fertile de la bien-pensance, du politiquement correct, du multiculturalisme, de la lutte contre l'exclusion, etc. etc., n'est-ce pas une insulte faite à tous nos roumains, moldaves, afghans, et autres subsahariens détenteurs d'un visa touristique, qui maîtrisent modérément le français, que de ne pas traduire "restaurant" et "salon de thé" dans leur langue maternelle, à égalité avec les touristes apporteurs de dollars ? La seule solution à ce problème moral et politique est de rétablir l'exclusivité du français chez nous.
C'est également la seule solution si l'on désire trouver de bonnes raisons pour combattre l'apparition, bientôt, dans notre douce France aux racines chrétiennes, d'enseignes et de placards écrits autrement qu'en caractères latins.

5 février 2012

Mendiants roumains (suite 5) - une Versaillaise scandalisée

Une Versaillaise que nous savons attentive à son prochain et capable de compassion nous fait part de son indignation.
Le 2 février, partant faire ses courses, elle passe à côté de la mendiante roumaine en faction devant la boulangerie Bigot. Au pied de la dame mendiante gît son paquetage habituel augmenté exceptionnellement d'un grand sac de vêtements d'où émergent un pantalon blanc et une veste bleue, dont on peut aisément imaginer qu'il s'agit d'un don de l'un de nos bons samaritains ému par tant de misère.
En revenant de ses courses, notre Versaillaise - que nous savons attentive à son prochain et capable de compassion - croise la dame mendiante au niveau de l'abribus de la gare Rive Droite, en train de fourrer le sac de vêtements dans la corbeille à papier. Elle lui fait une remontrance et reçoit en réponse des invectives peu amènes.
Cette aventure la conduit à confirmer son plein accord avec les trois propositions suivantes :
a) la mafia roumaine use de la mendicité uniquement pour soutirer de l'argent,
b) une façon de se débarasser de ce fléau est de ne rien donner du tout, asséchant ainsi le marché,
c) vivement un arrêté municipal anti-mendicité (étant précisé que l'assistance aux authentiques nécessiteux est particulièrement efficace à Versailles et que chacun peut y contribuer par ses dons ou son bénévolat).
Les commentaires sont les bienvenus, surtout ceux des détracteurs de ce billet, indignés par cette indignation, en espérant qu'ils nous honorerons du vocabulaire de circonstance : abjection, xénophobie, racisme, stigmatisation. Nous avouons une prédilection pour stigmatisation.