25 février 2018

Jeux olympiques d'hiver 2018 à Pyeongchang - classement et rappel lexicographique



Classement final par pays


pays
or
argent
bronze
total
1
14
14
11
39
2
14
10
7
31
3
11
8
10
29
4
9
8
6
23
5
8
6
6
20
6
7
6
1
14
7
5
8
4
17
8
5
6
4
15
9
5
4
6
15
10
5
3
6
14
11
4
5
4
13
12
3
2
5
10
13
A.O.R. (Russie)
2
6
9
17
14
2
2
3
7
15
2
1
0
3
16
1
6
2
9
17
1
2
0
3
18
1
1
4
6
19
1
0
4
5
20
1
0
1
2
21
1
0
0
1
-
1
0
0
1
23
0
2
1
3
24
0
1
1
2
25
0
1
0
1
26
0
0
2
2
-
0
0
2
2
28
0
0
1
1
-
0
0
1
1
-
0
0
1
1

Un petit rappel.
olympiade = unité de temps datant d'Alexandre le Grand, période de quatre ans qui sépare deux jeux olympiques. On voit mal comment utiliser ce mot au pluriel.
C'est donc une double faute que de dire "les Olympiades" pour désigner "les jeux olympiques". Mais cela fait tellement chic et instruit ! 

23 février 2018

Lexicographie et sémantique - ZAD et ADN


ZAD = Zone d’Aménagement Différé, définie par la loi du 26 juillet 1962 comme un secteur où une collectivité locale, un établissement public y ayant vocation ou une Société d'économie mixte (SEM) titulaire d'une convention d'aménagement dispose, pour une durée de 6 ans, d'un droit de préemption sur toutes les ventes et cessions à titre onéreux de biens immobiliers ou de droits sociaux.
Cette définition administrative est toujours en vigueur mais l’acronyme renvoie depuis 2010 environ à sa version détournée de « Zone à Défendre » inventée – avec un certain génie, il faut le reconnaître - par les anarchistes, anticapitalistes, altermondialistes, écologistes et autres hirsutes hors-la-loi en tous genres qui se sont fait une spécialité d’occuper illégalement des sites prévus pour des aménagements qu’ils disent réprouver.
Ils se sont baptisés « Zadistes », terme désormais accepté par l’usage et qui jouit d’une connotation souvent reconnue comme sympathique.
En novembre 2014, les termes « ZAD » et « zadistes » ont été déposés à l'INPI par René Leblanc, ancien maire de Quelneuc et opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui dit avoir voulu ainsi éviter leur récupération à des fins mercantiles.

Cette dérive sémantique est en tout point remarquable par sa rapidité et son succès écrasant. Interrogeons les gens à la sortie du métro sur le sens de ZAD et de Zadiste, il y a fort à parier que personne ne citera la définition administrative.

ADN = acide désoxyribonucléique. C’est une macromolécule biologique présente dans toutes les cellules ainsi que chez de nombreux virus. L'ADN contient toute l'information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.

Par emprunt analogique ou par antonomase, l’acronyme chimio-biologique est devenu en quelques années un mot à la mode, utilisé à tort et à travers par les Diafoirus (encore une antonomase) de l’économie, du journalisme et de la politique : « La sécurité est dans l’ADN de notre entreprise », « L’ADN de notre parti est de défendre la classe ouvrière », etc. Ces Diafoirus parleraient le latin s’ils l’avaient appris. Ils foulent aux pieds la langue française dont le vocabulaire permet de nommer avec nuance la notion de caractéristique immuable : dans les gènes, tradition, usage, coutume, valeurs, cœur de métier, etc. En un mot, leur ADN à eux, c’est la fatuité et la crétinerie.

19 février 2018

Réfugiés - nous sommes tous frères

17 février 2018 - centre hospitalier de Calais - réfugiés érythréens se rendant à une rencontre avec des réfugiés afghans.


6 février 2018

Grand Paris Express - lettre d'Elisabeth Borne du 30 janvier aux parlementaires et élus

Le rapport de la Cour des Comptes de décembre 2017 (voir article du 22 janvier dans ce blog) a jeté un grand froid sur le projet du siècle.

Lors d'une réunion le 26 janvier avec des élus d'Île-de-France fort mécontents de la tournure des évènements, Madame Elisabeth Borne, ministre des Transports, a tenu à les rassurer sur les intentions de l'Etat de mener à bonne fin l'intégralité du projet du Grand Paris Express.

Elle a confirmé ses dires dans une lettre daté du 30 janvier aux parlementaires et aux élus d'Île de France, que SAVE s'est procurée, téléchargeable par le lien ci-dessous :



Tout sera donc réalisé, sauf qu'on ne sait pas quand, ni dans quel ordre, ni à quel prix. Cependant, il semble que la remise à plat de ce projet dont les travaux sont commencés sera menée tambour battant au sein de différents groupes de travail, dès le mois de février.

D'une autre source, on apprend qu'un de ces groupes de travail, chargé du financement, s'est formé sous la présidence de Gilles Carrez.

La ligne 18 d'Aéroport-d'Orly à Versailles-Chantiers qui touche à nos proches intérêts d'autant plus qu'elle passera par le plateau de Saclay et Satory, n'est même pas citée à ce stade. Pourquoi s'en inquiéter puisqu'on nous jure que tout se fera. Mais quand même...




1 février 2018

Paris Métropole et départements - rassemblement du 31 janvier à la Seine Musicale


Un grand rassemblement s'est tenu le 31 janvier à La Seine Musicale, édifice spectaculaire réalisé par le conseil départemental des Hauts de Seine dont le président est Patrick Devedjian.
Sous le titre : "Pour une Métropole ambitieuse, solidaire et démocratique avec les Départements", cette manifestation a réuni un bon millier de participants dont plusieurs centaines d'élus, de toutes appartenances politiques, avec pour dénominateur commun d'être des Franciliens concernés par les projets relatifs à Métropole de Paris.

Les têtes d'affiche étaient :


Jean-Jacques Barbaux, Président du Département de Seine-et-Marne
Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines
François Durovray, Président du Département de l'Essonne
Patrick Devedjian, Président du Département des Hauts-de-Seine
Christian Favier, Président du Département du Val-de-Marne
Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d'Oise

Gérard Larcher, Président du Sénat
Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France
Dominique Bussereau, Président de l'Assemblée des Départements de France


La Seine Musicale sur l'Île Seguin à Boulogne-Billancourt
L'auditorium de 1 150 places

Patrick Devedjian au pupitre, Pierre Bédier et Dominique Bussereau à droite

Gérard Larcher et Olivier de La Faire

Les élus d'Île de France rassemblés sur scène pour le final
Clairement, toutes les intervenants ont plaidé pour une métropole coïncidant avec l'actuelle Région Île de France et le maintien des départements, dont le rôle a été illustré. Pourquoi s'en prendre à quelque-chose qui marche ? La salle était totalement acquise.
Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des Départements de France n'a pas été le moins ardent pour défendre cette thèse.
On a appris que la part des collectivités territoriales dans la dette publique n'est que de 9%, tandis que leur part dans les commandes publiques est de 75%. La loi les oblige a avoir un budget équilibré, ce qui n'est pas - et de loin - le cas de l'Etat. 
Patrick Devedjian n'a pas résisté à illustrer la capacité d'un département à conduire de grands projets, en prenant l'exemple de la construction de La Seine Musicale dans le strict respect du budget et du délai quand, à la même époque, la Philarmonie à La Villette voyait sont coût multiplié par 3 et son délai de construction dériver dans les mêmes proportions.

Des tables rondes réunissant des acteurs de terrain ont fait émerger deux personnalités particulièrement convaincantes :
- Guy Geoffroy, maire de Combs-la-Ville et président de l'union des maires de Seine et Marne, qui s'est demandé quel était l'objectif du gouvernement et si ce n'était pas de démolir les départements et de s'adonner à une réforme pour le plaisir de réformer;
- Christophe Hillairet, jeune président de la Chambre d'agriculture d'Île de France, qui a relevé que la "petite" métropole qui se profile, purement urbaine, n'est pas de nature à séduire les 4 500 agriculteurs d'Île de France réalisant un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros. Il demande que soit restaurée l'industrie agroalimentaire dans la Région.

Il ne s'agissait pas de la réunion d'un parti politique. On n'a donc pas chanté la Marseillaise.