25 septembre 2009

Richaud - réunion publique

Le collectif SAUVER RICHAUD présidé par Pierre-Etienne Valadier organise une réunion publique au cours de laquelle Monsieur François de Mazières, maire de Versailles, présentera en détail le projet

lundi 19 octobre 2009 à 18h30
salle Montgolfier
mairie de Versailles

Sauver Richaud - Sauvé Richaud


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Le sort du site historique de l'hôpital Richaud (conçu par Darnaudin, grand voyer de Louis XVI) est enfin réglé grâce à l'action décisive du maire, François de Mazières, et de ses adjoints aux finances et à l'urbanisme avec leurs équipes.

Ce dossier délicat, en souffrance depuis quinze ans, avait connu ces dernières années divers avatars dont les projets avortés successifs d'installation de la Cour d'Appel puis du Conseil Général. Il était dans l'impasse. Le bâtiment, sous la garde de son propriétaire le ministère de la Justice, était à l'abandon et non gardé. Trois incendies l'ont partiellement ravagé, ajoutant aux dégradations par vandalisme et absence d'entretien.

Un pan de la jupe avait été soulevé le 7 septembre dernier par Michel Saporta, maire adjoint délégué à l'urbanisme, annonçant au nom du maire un dénouement prochain devant l'assemblée du collectif "SauverRichaud" présidé par Pierre-Etienne Valadier, qui a été très actif sur l'affaire,

Le 18 septembre, François de Mazières, devant son comité de soutien réuni aux Grands Chênes, a annoncé que l'affaire était dénouée et en a révélé les grandes lignes , mais sans citer le nom du promoteur ni celui de l'architecte ni le prix. Il a annoncé que le résultat serait présenté devant le conseil municipal lors de sa prochaine réunion le 24 septembre.

Le 23 septembre, Stéphane Gauthier titrait à la une des Nouvelles "le coup de maître de Mazières" et révélait en page 18 que l'architecte du projet serait le fameux Jean-Michel Wilmotte, de renommée internationale. Voir, ci-joint, les articles de cette édition.

Enfin, lors de la séance du conseil municipal du 24 septembre - hier soir - François de Mazières a présenté le sujet en s'appuyant sur une des images projetées : histoire de l'hôpital construit pour l'essentiel sous Napoléon III, état actuel des lieux lamentable, tractations finales très difficiles nécessitant de faire jouer de nombreux ressorts de la haute administration notamment pour la révision du prix à la baisse, procédure d'attribution en gré à gré avec de strictes conditions, projet d'architecte magnifique, prix.

En très bref :





  • le site sera ouvert au public avec un très beau jardin central "à la française" dans le style de l'époque ; ce jardin - et son foncier - étant propriété de la Ville



  • la chapelle deviendra un lieu d'exposition dédié à l'urbanisme, pouvant accueillir des concerts



  • réhabilitation des bâtiments historiques et création de logements de tous types, dont logements sociaux selon la loi SRU (20%) y compris logement pour étudiants



  • création d'une crèche



  • création de commerces le long de la rue Foch (annulation des quotas restrictifs obtenue par le maire) après destruction de l'ancienne maternité, bâtiment moderne sans intérêt architectural



  • les axes historiques de traversée nord-sud et est-ouest seront restitués, en particulier celui aligné avec le passage Duplessis



  • l'investisseur est Norbert Dantressangle (transports routiers) par une société immobilière OGIC qu'il contrôle, spécialisée dans la réhabilitation d'ancien de qualité



  • l'achitecte est Wilmotte, garantie de qualité (François de Mazières est président de la Cité du Patrimoine et de l'Architecture)



  • le prix de vente par le ministère de la justice est de 9 millions d'euros (réévaluation obtenue par le maire à partir des 16 millions qui avaient été fixés)



  • la Ville achète pour 9 millions au ministère de la justice et revend instantanément pour 9 millions à l'investisseur

Ce projet a été salué avec enthousiasme et une ovation debout par le conseil municipal et le public assistant à la session.

8 septembre 2009

Zone 30 rue du Colonel de Bange, réalisée en août 2009

1 - panneau travaux
2 - signalisation à l'entrée de la rue place de la Loi

3 - ce panneau "fin de zone 30" est trompeur parce que mal disposé, il ne concerne en fait que la rue adjacente alors qu'on pourrait croire qu'il concerne la rue de Bange
4 - faux pavés en plastique collés sur la chaussée - pesronne ne sait dire quelle en est la signification au regard du code de la route
5 - ces faux pavés payés par le contribuable font au moins la fortune des entreprises
qui les fabriquent et qui les posent
6 - signalement horizontal d'un stop qui passe un peu inaperçu dans la prolifération des bandes de faux pavés - curieusement le stop suivant ne bénéficie pas d'une telle signalisation horizontale
7 - ces accessoires décoratifs fort pimpants ici, le sont devenus moins après quelques mois d'usage
8 - bis repetita, voir photo 3
9 - voilà ce qui arrive quand un véhicule dépassant sans doute 3,5 t et circulant peut-être à plus de 30 km/h fait du slalom entre les chicanes

10 - un bus de "ramassage scolaire" (bien nommé) balaie le trottoir au passage de la chicane. Plusieurs dizaines de bus par jour font de même au même endroit


Effets destructeurs d'un ralentisseur sur une maison du secteur sauvegardé de Versailles

1 - ralentisseur en béton installé en juillet 2007 en substitution à un "coussin berlinois" - photo prise depuis la fenêtre à la verticale de laquelle l'immeuble a été fissuré.

2 - signalisation interdisant l'accès de la rue aux poids-lourds.

3 - camions dont les chauffeurs sont vraisemblablement malvoyants.

4 - dommages extérieurs.

5 - dommages extérieurs

6 - dommages intérieurs

7- dommages intérieurs

8 - géophone Walesch Electronic enregistrant les chocs et les vibrations - à gauche le capteur scellé sur le sol - à droite l'unité de filtrage et d'enregistrement du signal

Le ralentisseur incriminé a été installé en juillet 2007 en substitution à un "coussin berlinois" en matière souple rouge scellé en surface de la chaussée par des tirefonds. Ce ralentisseur est une dalle de béton armé préfabriquée, de dimension 2,90 x 1,80 m encastrée dans la chaussée. La partie émergeante est un tronc de pyramide de 0,10 m de hauteur.
Ce dispositif provoque sur les véhicules qui le franchissent un effet de tremplin se traduisant par un choc d'impact à la retombée. Ce choc est d'autant plus fort que la masse et que la vitesse du véhicule sont grandes.
Ce phénoméne était imperceptible avec le coussin berlinois. Il s'est manifesté très sensiblement dès que le ralentisseur en béton a été posé : vibrations perceptibles partout dans la maison et entrechoc de verres dans l'armoire, apparition de fissures intérieures et extérieures concentrées au droit de l'obstacle incriminé.
Sur l'échelle de Richter pour l'évaluation de l'intensité des séismes, avec laquelle le grand public est désormais familiarisé, il s'agit du degré 4. Ce n'est pas insignifiant.
Rappel de la nomenclature sensorielle et observationnelle de l'échelle de Richter dans la plage concernée :
  • 3,0 à 3,9 : souvent ressenti mais causant rarement des dommages
  • 4,0 à 4,9 : secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entrechoquement, dommages importants peu communs
  • 5,0 à 5,9 : peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus, dans des zones restreintes ; cause de légers dommages aux édifices bien construits
Il est certain que la maison affectée par les chocs générés par le ralentisseur, construite fin XVIIIe et classée dans le secteur sauvegardé de Versailles, ne satisfait pas aux normes de la construction antisismique.
Pour donner une base scientifique objective indiscutable à ses sensations et évaluations, le propriétaire a installé un appareil appelé "géophone" conçu précisément pour détecter et mesurer les chocs et les vibrations nuisibles, telles que celles provoqués notamment par des travaux, des tirs de mine, etc.
Ce géophone mesure et enregistre la vitesse particulaire mesurée en mm/s du socle sur lequel est scellé le capteur, ainsi que la fréquence de la vibration mesurée en Hz, selon trois axes XYZ orthonormés. Dans le cas d'espèce, l'appareil avait été paramétré pour des chocs isolés avec une bande passante de 350 Hz et une vitesse particulaire de 0 à 50 mm/s.
Les mesures obtenues ne prennent un sens que si on les compare à un référentiel. En la matière la norme française en vigueur est définie dans la "circulaire du 23 juillet 1986 relative aux vibrations mécaniques émises dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement" parue au JO du 22 octobre 1986.
Le référentiel présenté dépend de plusieurs facteurs. Le cas considéré correpond très exactement à la combinaison de paramètres suivante, disponible dans la circulaire :
  • maison à deux niveaux, en moellons ou en briques, avec planchers et charpente en bois
  • pas de fondations, murs bâtis directement sur le sol
  • terrain meuble non compacté et humide
  • vibrations impulsionnelles à impulsions répétées
Les vitesses particulaires vectorielles limites tolérables indiquées sont alors classées en deux tableaux et dépendent de la fréquence de la vibration. Pour les constructions dites "sensibles" le seuil est compris entre 8 et 12 mm/s selon la fréquence. Pour les constructions dites "très sensibles" le seuil est compris entre 4 et 9 mm/s, toujours selon la fréquence. Ces valeurs seraient différentes pour d'autres combinaisons des paramètres correspondant à d'autres cas de figure.
Les enregistrements effectués sur deux semaines dans le courant du mois de mai 2009, la plupart du temps en l'absence totale d'occupants dans la maison, ont montré des vitesses particulaires souvent de l'ordre de grandeur des seuils, avec deux pics à 10,19 et 18,63 mm/s.
Aucune autre cause des dommages n'a été identifiée. Le développement des désordres a cessé à compter de la dépose du ralentisseur incriminé effectuée à la requête du propriétaire en août 2009. Les mesures au géophone établissent donc de manière certaine la relation de cause à effet entre le ralentisseur et les dommages, par effet de fatigue due à la répétition de nombreux chocs d'intensité notable et par des pics occasionnels atteignant près de 3 fois la norme.

Affaire de Lattre - point par Thierry Voitellier le 24 juillet 2009



La lettre de 2 pages ci-dessus est la réponse de Monsieur Thierry Voitellier, maire-adjoint délégué à la voirie, aux déplacements urbains et à la sécurité, à la demande de l'association de Bange - Houdon formulée par écrit le 22 mai 2009.
L'association, constatant que rien de ce qui était attendu ne s'était réalisé, une fois encore, aux échéances convenues, sollicitait un point sans ambages sur le sujet.
Rappelons que l'affaire remonte à l'été 2004 et qu'elle a connu d'importants et nombreux rebondissements depuis l'été 2006, mobilisant beaucoup de temps et d'énergie de la part des protagonistes. Tous les détails peuvent être retrouvés dans le présent blog.
La réponse du maire-adjoint est en forme de fin de non recevoir, ce qui est fort surprenant eu égard aux engagements auxquels avaient cru les populations concernées. Cela a au moins le mérite d'être clair.
La réaction globale des administrés ne s'est pas encore suffisamment manifestée pour être formulée.