Das Narrenschiff - la nef des fous - Albrecht Dürer 1498
Joyeux Noël ! A Noël on fête la Nativité, la naissance de Jésus-Christ dans une étable. C'est ainsi depuis deux mille ans. Des esprits chagrins, libres penseurs, gauchistes, anticléricaux, communautaristes et autres wokistes veulent effacer cette tradition universelle et supprimer le nom même de Noël. Le gouvernement français verse une "prime de Noël" et non pas une prime "d'Hiver", et cette prime n'a jamais été refusée par aucun rationnaire ni par aucun laïcard au motif qu'elle porte ce nom honni. Noël, c'est autre chose qu'une fête de la grande bouffe et des cadeaux inutiles. C'est l'amour et la paix, peace and love pour ceux qui ne comprennent plus le français. Des maires courageux continuent d'installer une crèche dans leur mairie, en dépit des décisions de justice. Oui, de justice ! Qui a peur, comme Hérode, d'un petit enfant né dans la paille ?
Noël, amour et paix. Le pape Léon XIV a demandé aux belligérants une trêve. Poutine, grand chrétien orthodoxe et qui le revendique avec ostentation, a dû mal entendre parce qu'il a, au contraire, fêté Noël en envoyant une bordée exceptionnelle de drones tueurs et de missiles sur l'Ukraine, visant particulièrement les civils et les installations énergétiques qui permettent de se chauffer. Poutine est un prédateur criminel habile qui finit par se faire passer pour l'agressé.
Le bon Monsieur Tebboune, président de l'Algérie, vient de faire passer une loi, nous disons bien une loi, criminalisant la France. Cette loi considère la colonisation française de l'Algérie comme un crime d'Etat et demande des excuses officielles, des réparations et compensations, la restitution d'archives et de biens culturels, la responsabilité juridique pour les crimes coloniaux (essais nucléaires, torture, etc.). Rien que ça. Il est à noter que cette loi a été votée à l'unanimité mais qu'elle n'a strictement aucune portée en dehors de l'Algérie. Et nous restons toujours les bras ballants. Et c'est la France qui continue de payer les pensions algériennes des Algériens résidant en France !
Peu avant cette loi ahurissante, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été libéré des geôles algériennes où il croupissait depuis un an, non par le président français Macron ni par le quai d'Orsay et son invisible ministre Barrot, mais par le président allemand Steinmeier. Et on veut nous faire croire que c'est "le fruit
d’un travail discret mené sans relâche par notre diplomatie" (courriel signé Barrot du 30/11/2025). Discret, le mot est faible. La France continue de faire l'essuie-pieds de l'Algérie. C'est pitoyable.
Un certaine madame Barbut, ministre de la Transition Ecologique dans l'actuel gouvernement Lecornu, a estimé que "le nucléaire n'est pas une source d'énergie durable de long terme". Certes c'était avant, quand elle était présidente du WWF, mais quand même. Quelle mouche a piqué celui qui l'a choisie ?
Trump, qui a le même hubris démesuré et le même mauvais goût ridicule du faste que Bokassa, mais à la puissance 10, se fossilise de plus en plus dans son anti-européanisme, son mépris de l'Ukraine et de la France, et dans sa convergence d'intérêt avec Poutine. Et Lafayette, et Rochambeau, et Benjamin Franklin ? Sait-il seulement qui ils sont. Reconnaissons lui néanmoins une vision lucide de l'impuissance de l'Europe et de la décrépitude de la France. L'Amérique n'est pas notre amie.
Le mot "économies" a pratiquement disparu du lamentable débat budgétaire sans fin que nous vivons. Notre personnel politique est en grande partie médiocre et nuisible. Comment des partis qui, par la vertu de la mécanique démocratique, tiennent l'épée de Damoclès, peuvent-ils persister à professer ce non-sens qu'on peut travailler moins et s'endetter plus et à refuser les réformes ?
Crépuscule présidentiel. Les analystes prédisent que le seul sujet emblématique qui pourrait être traité avant la fin du mandat présidentiel en 2027 c'est une loi sur la fin de vie. On se retient de faire le commentaire ironique qui s'impose devant cette coïncidence, tellement c'est triste. Ne serait-il pas préférable de faire une loi sur la natalité ?
Voir dans ce blog, sous le même titre, les articles du 25/09/25, du 26/08/25, du 20/05/25, du 08/03/25 et du 02/03/25.